Week-End Mode et Culture

Suite à une semaine plus que fatigante placée sous le signe de Noël au boulot où je n’ai rien eu le temps de faire à part métro, boulot, dodo (tout ce que je hais !), le week-end est  alors arrivé tel un messie ! Mes amies, elles aussi ont passé une sacrée semaine alors quelle meilleure idée que de se retrouver autour d’une, de deux ou bien de trois coupes de champagne à la Maison Chloé pour le vernissage de fermeture de Guy Bourdin ! Vous savez, j’ai déjà fais un article sur cette exposition. Ce photographe qui a immortalisé tant de « Chloe Girls » que vous pouvez retrouver juste ICI. J’y suis allée il y a déjà quelques moid, juste accompagnée de mon appareil photo et je me suis dis que ça pouvait être une bonne idée de partager ça avec les copines. L’événement était ouvert à tous et c’était vraiment super ! Si vous me suivez sur Instagram, vous avez du voir que juste avant de retrouver mes amies, je suis aussi allée voir l’exposition consacrée aux portraits princiers de Rubens au Musée du Luxembourg et franchement c’était MA-GNI-FI-QUE ! J’ai déjà écris un petit article de pré-expo ICI. Tant de choses à dire encore, j’y consacrerai un article bien sûr qui arrivera très prochainement. 😉

Après un samedi aussi cool entre fou rire et voyage à travers le temps, je me suis réveillée ce matin de si bonne humeur que j’ai voulu partager avec vous mon look du jour. En plus de cela, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas écris un article MODE donc je dois rattraper cela. 😉 Le dimanche midi, chez nous, c’est déjeuner en famille chez mes grand-parents. Donc bon pas besoin de faire des manières, chez eux, c’est un peu « venez comme vous êtes » haha !

Avec ce temps automnale, qui frôle le temps hivernale, je me suis laissée aller et j’ai cédé à l’appelle des sirènes… LES CUISSARDES ! Ca doit bien faire deux ans que j’en cherche mais je ne trouvais pas la paire de mes rêves… Je souhaitais des cuissardes « chaussettes », fines, élégantes, avec un petit talon et non un de 10cm histoire de calmer le jeu quoi ! Celles-ci sont vraiment parfaites pour moi ! Je les ai acheté sur ASOS (of course !), elles sont de la marque Stradivarius et elle m’ont coûté à peine 35euros grâce à un code promo ! Mon rêve est devenu réalité et depuis je ne les lâche plus du tout ! Elles font un look d’enfer ! Je les portes avec une paire de chaussettes montantes histoire d’avoir bien chaud.

En ce moment, je suis très manteau long aussi… Je trouve ça super élégant et franchement quand on aime être en jupe comme moi qui en portent quasi tous les jours, c’est plutôt pratique pour éviter les regards scotchés aux cuissots et puis… Forcément ça couvre les jambes donc ça réchauffe ! Tout cela avec une petite jupe festonnée une petite blouse à col lavallière. Parfait pour se sentir bien dans sa peau un dimanche ! Rien à voir avec ce que je porte en ce moment même… 😀

Mention spécial pour ce sac Longchamp ! Pour vous, c’est passé de mode ces petits sacs ? Moi je les trouve tellement pratiques ! Parfait pour aller au travail ou juste à un déjeuner ! Je peux tout mettre dedans ! Enfin bon, je ne suis pas très objective là dessus, je ne suis pas une folle de sac ! En tout cas, j’aime beaucoup la marque Longchamp, j’ai un autre modèle beaucoup plus haut de gamme vernis noir en imitation crocro et franchement il en jette ! Ils se sont énormément modernisés sur leurs modèles, j’adore !

Manteau : H&M / Blouse : H&M / Jupe : ASOS / Cuissardes : Stradivarius / Sac : Longchamp

Je vous laisse avec quelques petites photos du vernissage de fermeture des Chloe Girls de Guy Bourdin 😉

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Pierre Paul Rubens débarque au Musée du Luxembourg

Petit article avant d’aller voir l’exposition qu’il y a actuellement au Musée du Luxembourg sur le peintre Pierre Paul Rubens intitulé « Portraits à la Cour ». Je me suis dis que ça pouvait être cool d’écrire un avant et un après ! Réfléchir à ce que je vais bien pouvoir voir lors de l’exposition, me poser des questions et voir si j’aurais les réponses en sortant du musée !

Après avoir vu les affiches de l’exposition dans le métro, je me suis dis qu’elle était faite pour moi ! Tous le « bling-bling » des oeuvres, les habits d’apparat etc, j’adore ça ! Je suis encore une nouvelle fois complètement à l’ouest puisque je confonds Pierre Paul Rubens avec François Boucher ! (Je parle un peu de lui ICI si vous voulez 😉 ). En regardant de plus prêt sur le net, je me rends compte de mon erreur et les souvenirs reviennent ! Rubens est ce qu’on considère comme un artiste baroque. Il peint des thèmes complètement différents allant de la scène de genre, aux histoires mythologiques, aux natures mortes ou encore aux portraits ! Et c’est là que ça devient intéressant ! Pour moi, le baroque, c’est de la surcharge, du mouvement, du bling-bling à l’état pur, une impression de puissance, de grandeur et ce mouvement là est clairement parfait pour un Prince qui voudrait se faire tirer le portrait ! Alors, quels vont être les procédés utilisés par Rubens pour créer ces portraits et satisfaire ces têtes couronnés ? Et à quoi serviront ces portraits ? Ces oeuvres ont très certainement même à son époque fait le tour de l’Europe, ne serait-ce que pour les mariages arrangés qui créaient des alliances.

Mais comment en est-il arrivé là !? Comment est-il devenu le portraitiste presque officiel de la cour ? C’est Marie de Médicis, en 1621, qui lui demande de faire des portraits d’elle et de son défunt époux Henri IV  pour immortaliser leur union. Sans doute le début d’une longue série de portraits… Ce rôle, le voulait-il vraiment ? Ou bien, était-il là malgré lui ? Quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

La suite, au prochain épisode avec des réponses à mes questions j’espère 😉

 

Fabulation, imaginaire et réalité

Cela fait un petit moment que je n’ai pas posté sur le blog ! Et oui, entre le travail, les sorties et la fatigue s’accumulant je n’ai pas forcément beaucoup eu le temps d’arpenter les rues parisiennes à la recherche de nouveaux sujets passionnants jusqu’au moment où grâce à Instagram j’ai découvert Rébecca Fabulatrice ! Me voici alors avec un nouvel article pour bien commencer le mois de novembre !

Qu’est-ce qui m’intéresse autant que l’histoire et l’art ? La lingerie bien sûr ! Et plus globalement, tout ce qui touche de prêt ou de loin à la féminité et à l’expression de soi ! Alors quand Chantal Thomass, reine des du dessous chic à la française, ouvre les portes de sa boutique située dans la célèbre rue Saint Honoré à Rébecca Fabulatrice, plasticienne utilisant des bretelles de soutien-gorge comme matériel pour créer ses œuvres… Forcément je suis tout de suite intéressée ! L’exposition s’intitule « Bretelles et attrape-corps »,  un sympathique jeu de mot pour annoncer ce que l’on va trouver à l’intérieur de la boutique…

Fabulatrice, Rebecca ? L’artiste transforme son imaginaire en une réalité plus que canon ! Un peu comme les artistes surréalistes pouvaient le faire à leur époque, je pense notamment à Magritte ou encore à Marcel Duchamp qui avaient pour habitude de détourner des objets du quotidien, Rebecca transforme ce matériel utilitaire qu’est la bretelle en tout autre objet. Ces bretelles deviennent des vêtements, des coiffes, des bijoux, ou encore carrément des parties du corps humains. Parfois elles deviennent même de simples objets comme des théières posées sur une tête en guise de coiffe, et ça aussi, c’est carrément surréaliste ! Tout objet peut être détourné de sa véritable fonction et se transformer en oeuvre d’art !

Et quelle bonne idée je trouve d’avoir choisi d’utiliser des bretelles de soutien-gorge pour créer ! Pour Rebecca, la bretelle est un pinceau qui donne libre court à son imagination et qui laisse exprimer une nouvelle réalité. Je n’imagine pas du tout combien de temps l’artiste doit mettre pour créer une oeuvre. C’est un travail délicat et précis de tissage qui forcément me fait penser au bondage mais aussi au fétichisme ! (Pratiques souvent pointées du doigts car mal jugées et pourtant très intellectuelles.) Il y a forcément quelque chose de très sensuel qui se dégage des œuvres. Les thèmes abordées tout d’abord, tout ce qui est « apparat », les bustes magnifiques, les escarpins, les gants, ces longues jambes tissés… Ces parties du corps très féminines mais aussi très sensuelles, tout droit sorties d’un burlesque show. Elles sont immortalisées comme momifiées ! Mais ce qu’il y a de « sensuel » aussi, c’est comme je le notifiais plus haut, la manière dont sont créées les œuvres : le tissage. Le sens du toucher est beaucoup plus exploité que si l’on parlait d’une peinture. Rebecca donne clairement vie à ses histoires imaginaires et je trouve que ce lien qui existe entre la « mise en oeuvre » et le résultat donné est assez intéressant en y réfléchissant ! Ça en fait pour moi des œuvres « complètes ».  J’ai un peu de mal à poser ma réflexion, mais j’espère que vous aurez compris ce que je veux dire ;).

Il y a aussi quelque chose de très « étrange » qui se dégage de ces œuvres d’art. La boutique se transforme en cabinet de curiosité et on se pose des questions ! Ces sculptures en tout cas ne laisse pas indifférent et amène une ambiance assez mystérieuse !  Personnellement, ça m’a fait pensé à plein de choses qui n’ont complètement rien à voir ! Comme je le disais plus haut, ça m’a remémoré certaines œuvres de Magritte ou encore de Marcel Duchamp par rapport au fait que ces artistes aussi créaient des œuvres en détournant des objets ! Mais ça m’a aussi fait penser Alice au Pays des Merveilles ou encore le film Le Labyrinthe de Pan à cause de toute cette ambiance un peu mystérieuse ou l’imaginaire et la réalité ne font qu’un !

En tout cas,  l’univers de Rébecca Fabulatrice s’accorde parfaitement avec celui de Chantal Thomass ! Les couleurs vont parfaitement bien ensemble et forme une unité. Avec du recul, je trouve ça plutôt cool que des boutiques comme celles-ci exposent des œuvres d’art. C’est assez sympa ! Vous pouvez d’ailleurs encore aller voir l’exposition puisqu’elle continue jusqu’au 13 novembre 😉 !

Et vous, vous en pensez quoi des œuvres de Rébecca ? Carrément bien pensées non ?! 🙂

La famille Addams

Je déclare la saison de Halloween formellement ouverte ! Autant dire que c’est une période que j’affectionne tout particulièrement ! Les jours se raccourcissent, le temps se refroidi et on prend un plaisir fou à se poser devant des films au chaud sous la couette ! Et quoi de mieux que de regarder les films de Tim Burton, The rocky horror picture show ou bien carrément la Famille Addams qui a littéralement bercé mon enfance ! Alors, forcément, quand j’ai su qu’une troupe allait se produire au Théâtre du Palace mettant en scène la famille la plus déjantée … Je ne pouvais que m’y précipiter ! Et Let’s go pour la première du show !

Je suis allée au Palace déjà une première fois pour voir la réadaptation de Le Rouge et le Noir de Stendhal l’année dernière et c’était tellement beau ! Cette petite salle du 8 rue du faubourg Montmartre était anciennement un night-club célèbre de Paris. Officiellement un théâtre depuis 2008, on compte à peine 1 000 places à l’intérieur. J’avoue être beaucoup plus attirée par ce genre de « petites » salles que je trouve beaucoup plus intimiste et plus agréable ! Myope comme une taupe, au moins je suis sûre de bien voir ce qu’il se passe sur scène ! Tout comme le Théâtre Mogador, je trouve que le Palace vaut carrément mieux que le Palais des Congrès… Oui oui ! J’aime cette proximité avec la scène et les acteurs !

« La normalité est une illusion. »

La famille Addams a été créée par Charles Addams dans les années 30 en Amérique. Cette petite bande dessinée publiée dans le New Yorker met en scène une famille hors du commun dont les membres sont plus étranges les uns que les autres ! Cette famille ne ressemble à aucune autre ! En tout cas, elle se trouve complètement à l’opposé de la famille typiquement américaine ! Cette famille d’origine latine aura bercé des générations entières et pourtant elle n’envoie clairement pas du rêve … Entre les enfants sado-masochistes, la grand-mère sorcière et toutes les bizarreries peuplant le manoir des Addams … Ça ne pouvait que me plaire ! Cette bande dessinée a connu plusieurs réadaptations notamment une série et des films. Mon préféré est celui sorti en 1991 et certainement le plus connu puisque c’est celui dans lequel l’actrice Christina Ricci interprétait le rôle de Mercredi. Elle devient enfin une comédie musicale et se joue à Broadway. C’est un réel succès ! Le show arrive donc juste en France pour le plus grand plaisir des spectateurs !

Et quel show ! Les enfants Addams ont bien grandi ! Mercredi est une jeune fille amoureuse et souhaite présenté Lucas, l’élu de son coeur, à ses parents ! Et là franchement, c’est à mourir de rire ! La famille de Lucas n’a absolument rien à voir avec les Addams … Mais la normalité ne se trouve pas forcément là où on penserait la trouver, il faut se méfier des apparences ! Et ça, c’est une vraie leçon que le show veut donner ! De plus, il est question d’amour et de secret et c’est vraiment drôle de voir ces étrangers se rencontrer et apprendre les uns des autres ! Je vous laisse aller voir le spectacle pour en apprendre davantage 😉 sachez qu’il vaut vraiment le coup et les places ne sont vraiment pas excessives. 🙂

« La vie est comme une corde raide et au bout il y a ton cercueil. »

Ce que j’ai adoré, c’est vraiment le décor, la scénographie ! Ayant étudié l’histoire des arts et travaillant aujourd’hui dans le visuel, forcément j’y suis très sensible ! Je vois des signes, des références, des sous-entendus PARTOUT ! L’histoire se déroule en très grande partie au Manoir des Addams ! Celui ci a été crée entièrement et ouvre littéralement ses portes pour que l’on puisse y accéder en même temps que les personnages eux-mêmes ! (Un peu comme une maison de poupées !) Les lumières sont majoritairement vertes et violettes … Et je peux vous dire que ces couleurs font bien références aux corps en putréfaction … Bah oui, les Addams vivent juste à côté d’un cimetière ! Normal quoi… Ambiance morbide et surnaturelle assurée !  J’ai vraiment adoré, ce spectacle tombe parfaitement pour la saison de Halloween !

Côté costume, là aussi, franchement les créateurs se sont donnés ! On retrouve bien les looks reconnaissables entre milles de la famille : la longue robe noire (plus que magnifique) de Morticia, le costard rayé de Gomez, la marinière de Pugsley… Et en plus de cela on peut admirer les costumes style XVI-XVII° des ancêtres fantômes de la famille Addams coincée sur terre et devant tout faire pour que l’amour triomphe entre Mercredi et Lucas !

Cette comédie musicale a vraiment tout pour plaire ! Et d’ailleurs côté musique, ça déchirait ! haha Dès l’ouverture, la célèbre musique de Marc Shaiman ouvre le bal et tous les spectateurs tapent dans leurs mains … Moi je souriais bêtement en trépignant d’impatience de voir le rideau s’ouvrir ! Cette musique m’a renvoyé à la case enfance directement ! Les acteurs chantent merveilleusement bien ! Les textes sont vraiment à double sens et très drôles ! On ressort avec les paroles en tête ! (« J’suis plus taré que toi ! Oui plus taré que toi !!!!…). De plus la fin du spectacle se termine avec un Tango endiablé entre les époux Addams sur un fond de musique latine et ça en jetait tellement !

Franchement, si vous avez la possibilité de voir cette comédie musicale allez y ! Juste pour faire plaisir à l’enfant en vous ! Il vous le rendra bien … Le show dure deux heures il me semble, et je n’ai absolument pas vu le temps passé ! On était tellement déçu quand ça s’est terminé !  Tout est beau, du décor en passant par les textes et la musique… J’espère qu’ils vont faire un triomphe aussi car ce serait mérité ! Aaaaaah que j’aime Halloween ! Et vous, c’est votre truc les comédies musicales !? ❤

Christian Dior, couturier du rêve

 

« Au fond de chaque cœur sommeille un rêve, et le couturier le sait : chaque femme est une princesse. »

Cette citation résume parfaitement le travail et la ligne directrice du grand artiste qu’était Christian Dior ! Depuis le mois de juillet et jusqu’au mois de février, les Arts Décoratifs mettent à l’honneur le célèbre couturier dans une exposition qui retrace les grandes étapes artistiques de sa vie. Grand homme souhaitant transformer les femmes en oeuvre d’art, il n’a cessé tout au long de sa carrière de créer et d’innover ce qui permettra à sa marque de gagner une renommée mondiale !

Ce qui est intéressant à savoir, c’est que Christian Dior vient d’une famille d’inventeurs, d’industriels. Il est né en 1905 à Granville et poussé par ses parents, suit des études de sciences politiques qu’il quitte assez vite. Passionné d’art, il ouvre donc en 1928 une galerie. Un an plus tard, la crise économique faisant rage, toute sa famille fait faillite ! Son côté artiste le sauve, puisque sachant bien dessiner, il devient illustrateur de mode et modéliste pour de grands noms de la mode… Comme quoi, rien n’arrive par hasard ! Il ouvre sa propre maison de haute couture en 1946, fait son premier défilé en 1947 et là c’est la consécration ! Son style est adopté tout de suite. Le monde entier parle de Christian Dior.

 

« Vous vous trouverez sans argent, mais les femmes vous seront bénéfiques et c’est par elles que vous réussirez », avait prédit une chiromancienne.

C’est intéressant de voir à quel point la scénographie s’inspire directement du passé de Christian Dior. Comme je l’ai dis plus haut, après avoir quitté l’école, il rêvait d’ouvrir sa propre galerie d’art. Son père le soutenu et lui donna des fonds. Et là, il fait des rencontres incroyables et expose des œuvres d’artistes déjà bien connus : Max Ernst, Matisse, Miro ou encore Salvador Dali. Encore une fois, rien n’arrive par hasard ! 🙂 La scénographie s’inspire donc clairement de la vie du couturier et l’exposition se transforme en petite galerie d’art, en petit cabinet de curiosité où se mêlent plusieurs créations, robes, souliers, sacs, parfums, petits objets savamment exposés ce qui permet aux spectateurs de voir toute l’étendu du savoir faire de l’artiste touche à tout qu’était Christian Dior. Plusieurs photographies sont aussi exposées et qui rappellent à quel point la photographie de mode devenait importante pour mettre en valeur les créations des grandes maisons de coutures. Elles servaient clairement à vendre du rêve et à illustrer le « New Look » de la maison de haute couture. Les mannequins se transforment régulièrement en danseuses, en stars hollywoodiennes, en princesses ou en parisiennes hyper chic aux tailles de guêpes ! Dior pouvait donc compter sur son ami et collaborateur Serge Lutens pour immortaliser ses créations et transformer ses mannequins en femmes fatales aux longues jambes et au teint pale.

Toutes ces rencontres d’artistes marqueront en tout cas à tout jamais ses créations puisque très souvent Dior s’inspirera des œuvres de ses amis pour en faire des créations de mode. Je pense notamment au personnage de l’arlequin qui est très récurrent dans l’oeuvre de Picasso ! Le couturier connait un certain goût pour le mouvement surréaliste qui d’ailleurs donne une grande place au rêve, à l’imaginaire… Les couleurs qui émergent de ce cabinet de curiosité évoque tout simplement son rêve ! Il souhaitait habiller les femmes de la tête au pied et qu’elles puissent, en fonction de leur goût personnel, trouver quelque chose à porter ! Le spectateur se balade donc à travers un arc-en-ciel de couleur qui démontre le côté artiste au sens propre (comme un Picasso ou un Dali) du couturier.

 

En plus de s’inspirer de ses amis peintres, Christian Dior s’inspire même de l’histoire ! Il vouait une réelle passion au XVIII° siècle ! (Tout comme moi 😉 ). Sa maison de couture sur la célèbre avenue Montaigne reflète cet attachement puisque la décoration s’inspire complètement de cet époque. Les boiseries, les dorures, les fauteuils Louis XVI et les canapés Louis XV… Pour lui, c’est le seul moyen de mettre encore plus en valeur ses créations ! Il s’inspire aussi de grands personnages de l’histoire comme la seule et l’unique Marie-Antoinette pour créer des robes tout droit sorties de Versailles ou du Petit Trianon. La mode est un recommencement infini, elle ne s’essoufflera jamais et l’histoire inspirera le monde et les artistes pour toujours… Dior s’inspire aussi des styles hispaniques, asiatiques… Et même de l’orientalisme et de l’Égypte antique. Tout ce qu’il voit lui sert directement d’inspiration et c’est ça non, un vrai artiste ?

 

« Après la femme, les fleurs sont les créations les plus divines »

Pour moi, cette pensée de Christian Dior prouve totalement l’amour qu’il portait aux femmes et l’envie qu’il avait de les embellir et de les faire éclore à l’image des fleurs. Cette passion pour la nature lui vient encore tout droit de son enfance et du jardin de sa maison familiale de Granville où il aimait se poser et lire. Il aimait dessiner entouré de fleurs ce qui forcément inspira ses créations. Le spectateur arrive donc dans l’univers féerique du couturier, dans son jardin longtemps gardé secret qui se révèle au grand jour. L’univers est vraiment comme dans un comte. Les robes exposées font références à la nature et des tableaux impressionnistes sont accrochés pour les accompagner. Les impressionnistes sont les premiers artistes à sortir de leur atelier afin de capter un instant présent, quelque chose d’éphémère comme par exemple la lumière douce et étrange d’un coucher de soleil ou le vent soufflant sur l’herbe. Dior immortalise de la même manières ses souvenirs à travers ses dessins et par conséquent à travers ses créations.

La maison de couture Dior a connu plusieurs grands noms de la mode qui ont contribué à sa grande notoriété tout au long de sa création. Christian Dior décède brutalement d’une crise cardiaque en Italie mais le rêve de la maison Dior continue même après lui. Le jeune Yves Saint Laurent qui de base était son assistant prend les rênes de la maison en 1957 et c’est un succès ! S’ensuit alors Marc Bohan, Gianfranco Ferré ou encore le très controversé John Galliano en 1996 ! Celui ci donne une image un peu rebelle, et extravagante de la marque… Et encore une fois, c’est un réel succès ! Le rêve continue et ne s’arrête pas !

 

L’apogée du rêve merveilleux de Christian Dior prend tout son sens dans la dernière salle de l’exposition. Les créations s’exposent et dominent les spectateurs, il y a un jeu de lumière qui donnent l’impression d’être tout droit arrivé dans un autre univers où le doré est omniprésent ! Dior fait d’ailleurs référence aux mots « dieu » et « or » et cette salle prouve que le « créateur » qu’était Christian Dior  a réussi à créer un monde à lui où il est tout puissant, il nous invite à entrer dans son rêve et on en prend plein la vue !

 

C’est intéressant de voir à quel point le rêve d’enfance de Christian Dior est devenu une réalité pour lui. C’est comme ci il avait été destiné à avoir une vie incroyable. Déjà enfant, il accumulait le savoir, les souvenirs et les inspirations qui rejailliront dans sa vie d’adulte et dans son oeuvre. Et oui, les couturiers sont eux mêmes des artistes tout comme le sont les peintres. Comme quoi, rien n’arrive jamais par hasard et les événements et personnes que l’on rencontre arrivent toujours pour une raison ! Je ne connaissais pas du tout l’histoire de Christian Dior et je le trouve vraiment très inspirant. Qui ne souhaiterait pas que son monde intérieur deviennent son monde extérieur ? En tout cas, c’était vraiment une très belle exposition. On en prend plein les yeux dès que l’on rentre dans une salle, la scénographie est vraiment parfaite et quand je vois tout ce qui a été mis en place, je me dis que ça a vraiment dû prendre un temps considérable ! C’est vraiment une grosse exposition et de gros moyens ont été pris ! Rien qu’à voir les jeux de lumière et les décorations servant à valoriser toutes les créations de Dior… C’est vraiment énorme ! Le seul hic, c’est qu’il y  a vraiment énormément de monde ! C’est vraiment embêtant, on se sent un peu pressé de tout voir, on n’a pas vraiment le temps de se poser et d’admirer. Même pour prendre des photos parfois, c’est délicat ! A cause du monde, mais aussi de la luminosité qui dans certaines salles est vraiment très basses, ce qui fait plein de photos ratées ! Je vous conseille quand même d’aller la voir si vous souhaitez rêver un peu après une mauvaise journée ou bien pour la finir en beauté 😉

Ma première visite au cimetière du Père Lachaise

Je ne sais pas vous mais moi j’adore l’ambiance qui règne lorsque l’été se termine et que l’automne pointe le bout de son nez. Les feuilles mortes des arbres jonchent le sol, le temps se rafraîchi, le soleil se couche de plus en plus tôt et Halloween arrive à grand pas ! J’adore ! Tout cela me donne envie de me lover chez moi dans un plaid bien douillet devant un bon film de Tim Burton ! L’automne pour moi, c’est la saison du renouveau, une bonne raison de tout reprendre à zéro, de se recentrer sur soi et sur ce que l’on souhaite vraiment faire et devenir ! Bref, j’adore tellement cette saison qui laisse libre cour à mes pensées et à mon imagination ! ❤

Ca faisait des mois et des mois que je pensais à aller faire un tour au cimetière du Père Lachaise ! J’ai entendu tellement de choses à propos de ce lieu mondialement connu ! Tout d’abord ce qu’il y a à savoir c’est qu’il se trouve dans le 20° arrondissement de Paris et plus exactement au 16 rue du Repos… Et ça, c’est plutôt drôle ! Le cimetière porte le nom du prêtre confesseur du roi soleil Louis XIV : François d’Aix de La Chaise. Avant d’être un cimetière, ce lieu servi à de nombreux combats et frondes. Ce n’est qu’en 1803 que la ville de Paris décide de transformer ces dizaines d’hectares en cimetière. L’architecte Alexandre-Théodore Brogniart est chargé de le concevoir. Il en fait un jardin à l’anglaise avec de grosses allées et une nature omniprésente. Chaque religion à sa place au père Lachaise et de nombreuses célébrités y sont enterrés comme par exemple Oscar Wilde que j’adore, ou bien encore les peintres Delacroix et Géricault ! On a d’ailleurs été très étonné par la simplicité des tombes de ces célébrités… On retrouve aussi de nombreux monuments rendant hommages à des groupes de personnes notamment des personnes ayant combattu pour la France pendant les grandes guerres.

Le cimetière a un style très gothique ! En y rentrant j’étais obligée de penser à tout l’univers de Tim Burton ou encore à la Famille Addams ! Quand on voit ces pavés plus du tout droits, ces escaliers tout autant décalés, l’omniprésence des corbeaux tranquillement posés sur les tombes… Et ces tombes ! Tout droit sorties de films d’horreur mais tellement belles ! Il y a une ambiance assez ésotérique dedans et je ne sais pas si ce que je vais vous dire est une légende parisienne ou bien quelque chose de vrai, mais j’ai souvent entendu dire qu’il se passait régulièrement des rites spirituels dans ce cimetière à la tombée de la nuit… Quelle idée d’aller dans un cimetière en pleine nuit ! Surtout que celui-ci, comme je vous le disais, même de jour, dégage quelque chose d’assez mystique ! D’ailleurs, plusieurs tombes sont aujourd’hui protégées à cause de certains fans beaucoup trop démonstratifs ! Je pense à celle d’Oscar Wilde qui s’était retrouvée entièrement couverte de marques de rouge à lèvre ! Une vitre a été posée pour encadrer le monument… Aujourd’hui les marques de rouge à lèvre recouvrent la vitre elle même ! C’est vraiment drôle de voir à quel point des artistes peuvent nous marquer autant ! Un homme a fait sa demande en mariage juste à côté de la tombe d’Oscar Wilde devant nos yeux ! J’ai trouvé ça tellement beau et romantique !

On n’a pas eu le temps de faire entièrement le tour du cimetière, il est tellement immense. C’est une bonne excuse pour y retourner lorsqu’il fera encore un peu plus frais, aux alentours d’Halloween… 🙂 En tout cas, je vous conseille de mettre de bonnes chaussures car comme je vous l’ai dis, la route est plutôt sinueuse ! Ne faite pas comme moi haha ! Au bout de trois heures, je n’en pouvais plus entre les montées, les descentes, les pavés de travers… D’ailleurs pour celles que ça intéresse, voici ce que je porte :

Top et broche : H&M / Jupe : ASOS / Babies : ASOS / Sac : Longchamp

Malheureusement, je ne peux pas poster sur le blog autant que je le souhaiterais mais j’espère être de plus en plus régulière 😉 ! En attendant, vous pouvez me suivre quotidiennement sur mon Instagram où je poste quotidiennement 🙂

A très vite ❤

Totally Crazy

Il y a une semaine, je suis allée pour la toute première fois au Cabaret le plus célèbre de Paris et sans doute le plus renommé au niveau international : le Crazy Horse. Un rêve pour moi qui s’est enfin réalisé puisque je fantasme sur ce cabaret depuis plus de 10 ans ! Encore une fois, c’est grâce à la « Queen Of Burlesque », la splendide Dita Von Teese, que j’ai découvert ce lieu magique où féminité et sensualité sont les maîtres mots !

Pour la petite histoire, le Crazy Horse a été crée par Alain Bernadin en 1951. Celui-ci souhaitait créer un endroit mêlant strip-tease à l’américaine et élégance à la française ! Pari plus que réussi ! Le cabaret se situe au 12 avenue George V dans le 8° arrondissement de Paris, à deux pas de la riche avenue Montaigne et des célèbres Champs-Elysées.

La salle de spectacle se trouve au sous-sol d’un immeuble type haussmannien et y est très intimiste. Elle est toute rose et les lumières sont forcément très tamisées. Il n’y a pas énormément de places, la salle n’est pas profonde et dans un sens, je trouve ça assez sympa puisque peu importe où l’on se trouve dans la salle, on a une très bonne vue sur le spectacle ! On ne choisit pas ses places, un hôte nous accueille et nous accompagne à nos sièges. Moi, j’étais au premier rang telle une groupie ! J’étais au pied de la scène, prête à grimper pour remplacer une danseuse en cas de malaise ou de foulure ! 😀 Non en vrai, j’ai parfois eu peur de me prendre un coup de pied en pleine tête, pour dire à quel point la scène est proche … 🙂 Celle-ci aussi d’ailleurs est très petite mais tellement bien aménagée… Il y a dans certains tableaux des jeux de miroirs, des barres de pole-dance ou encore ce fameux canapé rouge en forme de bouche signé Salvador Dali, le célèbre artiste surréaliste ! Ces accessoires s’orchestrent tous parfaitement sur cette toute petite scène où se succèdent une dizaine de danseuses !

Après « Dita’s Crazy Show », « Désirs », « Feu » ou encore « Dessus Dessous », le Crazy Horse propose un nouveau Show intitulé « Totally Crazy » afin de célébrer les 65 ans du cabaret ! Le spectacle retrace alors l’histoire du lieu avec plusieurs tableaux emblématiques comme par exemple « God Save our Bareskin » ou encore  « U Turn Me On » ! De plus, le cabaret fait honneur à toutes les guets-stars qui ont participé à l’élaboration de tableaux ou qui sont venues se produire sur scène. Parmi ces célébrités on compte bien sûr la Reine du Burlesque Dita Von Teese qui est la toute première guest en 2006 à venir sur scène avec les danseuses du Crazy Horse et apporter sa touche personnelle… Elle est d’ailleurs revenue l’année dernière pour fêter ses 10 ans au Crazy Horse ! La prochaine fois, je ne te raterai pas Dita ! Les danseuses reprennent donc le tableau « Undress To Kill » qu’Ali Mahdavi a crée spécialement pour la reine du burlesque ! On reconnait aussi tout au long du spectacle les fameuses chaussures à semelles rouges signées Christian Louboutin qui a lui aussi participé à l’élaboration de tableaux. Bien sûr la dernière collaboratrice en date du Crazy Horse est aussi très présente à travers les tableaux « la Reine des Cœurs » et « Strip-Tease », je parle bien sûr de Chantal Thomass, reine de la lingerie française ! Ce tableau était vraiment cool puisqu’en plus de montrer la sublime lingerie de  la créatrice, on pouvait entendre une superbe reprise de Britney Spears : Oops I did it again !

Ce nouveau show était vraiment magnifique ! Il n’y a aucune vulgarité mais tellement d’élégance et de raffinement ! Les danseuses sont vraiment splendides et on voit qu’elles prennent plaisir à faire ce qu’elles font, ce sont de réelles artistes ! Les jeux de lumière sont excellents et subliment littéralement les corps. C’est fou de voir ce que la lumière peut donner comme effet…  C’est vraiment beau à voir et si vous avez l’occasion un jour d’y aller, n’hésitez pas ! Je n’ai pas vu les 90 minutes passées ! Les tableaux se succèdent les uns après les autres sans que l’on voit le temps passer. On rentre vraiment dans un autre univers ! J’ai particulièrement apprécié les touches d’humour qu’il y a dans le show et qui représentent bien ce qu’est une Crazy Girl : une femme forte, sensuelle, amusante et pleine d’auto-dérision !