The Rocky Horror Picture Show

S’il y a bien un film dont je ne me lasse absolument pas, c’est bien The Rocky Horror Picture Show ! Je l’ai découvert au lycée, un peu à la même époque où je découvrais simultanément l’univers de la photographe Irina Ionesco et celui du cinéaste Stanley Kubrick ! Ambiaaaaaaaaance !

The Rocky Horror Picture Show est à la base une comédie musicale créée par Richard O’Brien en 1973. Deux ans après seulement, la comédie musicale est adaptée en film avec pour acteur principal : Tim Curry ! Le scénario est plutôt simple, Brad Majors et Janet Weiss, fraichement fiancés, décident d’aller rendre visite à leur ancien professeur. Mais en pleine nuit, l’orage grondant et sous une pluie battante, voilà que le pneu de leur voiture éclate ! A l’époque, impossible d’appeler une dépanneuse avec son Iphone, la seule solution reste donc de s’aventurer à travers la forêt et de suivre la lumière pour atterrir enfin dans un manoir peu rassurant… Tout cela en chantant bien sûr, parce que c’est carrément plus cool ! Le jeune couple arrive alors en plein milieu d’une fête plus qu’étrange et le personnel des lieux s’avère être encore plus inquiétant ! Là, ils font la rencontre du maître de maison. Ce dernier fait une entrée digne du Comte Dracula. Un Dracula ayant certes abusé de l’eye-liner et du blush : le Dr Frank-N-Furter.

Ce film (ou plutôt cette comédie musicale) est clairement une parodie de films d’horreur et mélange plusieurs genres comme par exemple la comédie, le fantastique et même la science-fiction. Plusieurs passages ainsi que plusieurs personnages font références à de grandes figures de l’horreur comme par exemple cité plus haut, le Comte Dracula, ou bien encore Frankenstein. Le film n’est pourtant en rien horrifique. Pour moi, il joue avec le grotesque. Il y a vraiment des scènes à pouffer de rire, des parodies de films d’horreurs notamment lors de la scène du « rockeur-zombie » Eddie qui est achevé une seconde fois par le Docteur Frank-N-Furter sous les cris plus qu’exagérés et stridents de son amante, Columbia.

De plus, tout vacille dans ce manoir comme si Brad et Janet avaient quitté le monde réel, qu’ils avaient atterri sur une autre planète… Et c’est le cas de le dire ! Les personnalités changent complètement. Janet, qui au début de l’histoire est une fille « bien sous tout rapport », se transforme complètement en entrant au Manoir pour devenir une femme assez légère. Elle se laisse tranquillement aller au plaisir de la chaire avec tout le monde (j’exagère juste un peu ! 😉 ) sauf son fiancé ! Le film joue clairement avec les images, les étiquettes et les genres.  C’est d’ailleurs intéressant de voir le paradoxe qu’il existe entre d’un côté, Brad et Janet qui sont très pudiques et très respectueux, et de l’autre côté, les habitants du manoir qui n’ont vraiment aucune limite ! La barrière entre les deux peut très vite être franchie ! Il n’existe vraiment aucun interdits dans le manoir du Docteur !

Cela a d’ailleurs énormément été reproché aux films. Par conséquent, il n’a pas été un franc succès à sa sortie. En effet, les gens trouvaient que le film prônaient de très mauvaises valeurs et le jugeait beaucoup trop sexuel. Des thèmes assez tabous tels le sexe, la drogue ou encore le voyeurisme y sont clairement abordés et même chantés très gaiement ! Les danses sont plus qu’explicites… Je me doute donc que ce « midnight movie » a du faire un sacré scandale à  son époque ! Mais bon, en attendant, 40 ans après, le film est encore programmé dans certains petits cinémas ! Notamment dans quelques petites salles de Paris à chaque Halloween ! 🙂 Il existe encore énormément de fans aujourd’hui, le film est vraiment devenu culte !

Personnellement, je connais toutes les chansons par cœur… 😀 Elles accompagnent parfaitement l’univers du film et en disent long sur les personnages ! Elles ne sont pas contre jamais innocentes… L’esthétisme du film est aussi vraiment chouette ! Tout se joue comme dans une pièce de théâtre. Les décors sont vraiment sympas sans parler des costumes (quand il y en a 😉 ) ! C’est quand même assez osé pour un film de ces années là ! Tim Curry est plus que génialissime dans ce rôle de sadique à porte-jaretelles et talons hauts ! La première fois que je l’ai vu, je ne savais même pas que c’était lui qui jouait le rôle du Docteur Maboule ! Ça m’a vraiment étonné ! Je  le trouve vraiment parfait ! J’adore tous les personnages ! Les folles amies Magenta et Columbia qui se moquent sans cesse du pauvre couple. Riff Raff (interprété par Richard O’Brien lui même) le serviteur bossu plus qu’effrayant qui ne met pas du tout à l’aise avec son teint blafard et sa voix plus que grotesque… Et ce couple si mignon que forme Brad et Janet, qui en arrivant dans ce manoir de fous, vrille complètement… Tout n’est qu’exagération dans The Rocky Horror Picture Show ! De plus, je suis obligée de terminer avec le « Sweet Transvetite » puisqu’on ne peut que s’attacher au Docteur Frank-N-Furter ! Il est tellement drôle, tellement libre qu’on en oublie très aisément sa folie ! Et comme il le chante si bien :

« Don’t judge a book by his cover » ❤

Docteur

Exposition « Olga Picasso » au Musée Picasso Paris

Afin de fêter le centenaire de la rencontre du couple Picasso, le musée Picasso Paris organise actuellement une exposition. Celle-ci retrace toute la période « Olga Picasso » du peintre. Née dans l’empire russe en 1891, Olga Khokhlova est une jolie danseuse de ballet. Elle devient la femme de Pablo Picasso en 1918 et marquera à jamais l’oeuvre de son mari. Modèle privilégié, véritable muse, femme tourmentée… L’exposition dépeint un nouveau portrait d’Olga Picasso.

La visite commence avec des portraits d’Olga qui témoignent de son état d’esprit lorsque son mari la rencontre. Nous faisons face à une femme mélancolique, triste, enfermée dans ses pensées. Elle est souvent représentée la tête baissée et elle n’esquisse aucun sourire. Elle semble toujours perdue dans un livre ou en train d’écrire. Cela s’explique par le contexte historique puisque quand Olga Khlokhlova quitte son pays, celui-ci est en pleine révolution et une guerre civile fait rage. Elle perd tout contact avec sa famille et lorsque celui-ci reprend, sa mère lui annonce que son père et ses frères (colonel et officiers) rejoignent les forces anti-révolutionnaires. Pablo Picasso capte cette inquiétude omniprésente chez sa femme qui se sent impuissante face au drame qui se déroule dans son foyer. Son regard est inexpressif, lointain… Le peintre s’inspire de la détresse de sa femme et l’immortalise à jamais.

Il existe aussi très certainement une culpabilité de la part d’Olga puisque lorsque la guerre civile fait rage dans l’empire Russe et qu’elle affecte de manière considérable sa famille, de l’autre côté à Paris, l’oeuvre de son mari connait une forte reconnaissance. Le couple connait alors une ascension sociale qui leur fait rencontrer le plus beau monde de la capitale française et qui leur fait accéder aux plus belles soirées mondaines de l’époque. Mais dans un coin de sa tête, Olga pense toujours à son père porté disparu et aux membres de sa famille coincés dans son pays natale qui subissent une grave crise économique et alimentaire.

Malgré tous ces malheurs, Olga reprend un peu goût à la vie grâce à la naissance de son fils Paul en 1921. Il devient l’objet de toute son intention. Cela crée un nouveau sujet de prédilection pour Pablo Picasso : la maternité. Sur ses toiles, il met en scène Olga avec son fils, une douceur se dégage des toiles certainement grâce à l’omniprésence des courbes. La naissance de Paul a amené avec lui un retour au calme et à la sérénité. Picasso est très fier de son fils. Il adore le peindre lorsque celui-ci dessine paisiblement, cela faisant certainement écho à sa propre enfance. Les époux sont plus soudés que jamais. Ils envoient très régulièrement de l’argent à la famille d’Olga pour les soutenir et continuent à correspondre avec elle par courrier pour garder le lien.

Le couple se dégrade considérablement lors de leur voyage à Monte Carlo. Picasso enchaîne les portraits de danseur, ce qui ne fait que de rappeler à Olga son rêve inachevé. En effet, suite à une blessure, elle a du arrêter sa carrière de danseuse. En plus de cela, Picasso entretient une liaison avec une jeune femme de seulement 17 ans, ce qui rend Olga encore plus amère qu’ordinaire. Marie-Thérèse Walter devient même la muse de Picasso puisqu’elle l’inspire pour toute une série de « Baigneuses ». Elle semple beaucoup plus fraîche, plus amusante et plus sensuelle qu’Olga aux yeux de l’artiste. Les époux se séparent en 1935 mais restent mariés jusqu’à la mort d’Olga en 1955.

Olga Picasso hantera jusqu’au bout l’oeuvre de son mari. Son visage se transforme, il est déformé, plus menaçant, agressif et reflète la manière dont le couple s’est détruit. Son ombre est toujours là, coincée dans son atelier. De plus, le peintre utilise des thèmes violents comme la corrida pour évoquer sa vie personnelle. Il utilise ces thèmes comme des métaphores faisant référence à la relation conflictuelle qu’il entretenait avec sa femme.

Cette exposition retrace donc la vie de ce couple et plus particulièrement les pensées si tourmentées d’Olga Picasso. Elle s’est retrouvée coincée entre deux univers si différents au point d’y ressentir une forte culpabilité et une impuissance évidente. D’un côté sa vie de bohème auprès de son célèbre mari et de l’autre l’image de sa famille tourmentée dans un pays en pleine guerre civile. Seul son fils Paul réussi à la ramener quelque temps à la vie. Elle est sans doute la personne qui aura le plus marquer l’oeuvre de Pablo Picasso puisque jamais il ne l’oubliera…

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« Nous soussignés Olga Khokhlova et Pablo Picasso de vivre jusqu’à la mort en paix et amour. Celui qui cassera ce contrat sera condamné à mort. »

Serment d’amour d’Olga et Pablo Picasso, le 4 mars 1918.

Ma définition du Féminisme en 2017

Dans le Larousse, le féminisme est considéré comme un « mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société ». En gros, c’est vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes ! Mais franchement, aujourd’hui en 2017, tout le monde souhaite l’égalité homme-femme n’est-ce pas ?! En tout cas, j’ose le croire et je l’espère profondément !

Personnellement, je me sens comme une féministe des temps modernes ! Pourquoi des temps modernes ? Car il fut un temps, et encore un peu aujourd’hui, le féminisme était très mal perçu ! Cela était synonyme d’une haine envers les hommes ! Et puis, on avait l’image de cette femme qui brûle son soutien-gorge pour lutter contre les diktats imposés, qui refuse de chausser des talons hauts et qui va jusqu’à ne plus s’épiler ! Après tout, chacun vit sa vie comme il l’entend, n’est-ce pas ? Mais cette image ne me correspond absolument pas. J’adore nos alter ego venus tout droit de Mars, la lingerie… Je suis une dingue de chaussures et je ne me vois clairement pas ne plus m’épiler 😀 ! Moi, je suis une féministe humaniste ! Je suis pour l’égalité des sexes ! Certes, je n’en peux plus du sexisme que subissent les femmes, de l’harcèlement de rue quasi quotidien qui n’a absolument rien à voir avec de la simple drague, mais il faut savoir que les hommes subissent eux aussi le sexisme ! Combien de fois j’entends que les hommes sont incapables de cuisiner, de gérer seul une maison ou encore d’élever seul leurs enfants ! Sérieusement ! Comme si une maman était beaucoup mieux qu’un papa voire même plus importante, mais non… Dans mon monde, les hommes et les femmes, c’est vraiment le même combat !

Alors du coup, qu’est ce que le féminisme en 2017 pour moi ? C’est l’indépendance, l’autonomie et la liberté ! Je suis libre de me vêtir comme bon me semble, de me maquiller comme je le souhaite, je le fais pour moi et non pour plaire à qui que ce soit mais seulement pour me plaire à moi même ! Je n’ai besoin de personne pour vivre ma vie comme je le souhaite, pour sortir ou pour m’acheter mes Louboutin puisque je travaille et je suis libre de faire ce que je veux avec mon argent !  J’ai eu la chance de grandir dans un monde où les femmes ont toujours eu le droit d’être des femmes, je n’ai jamais entendu un seul homme de ma famille dire quelque chose de rabaissant envers une demoiselle et je pense que si je suis aussi sûre de moi, de mes choix et aussi indépendante dans ma vie, c’est grâce à mon père ! Il ne m’a jamais dis « non, tu ne peux pas faire ça parce que tu es une fille » ou encore « C’est pas pareil car tu es une fille » ou bien mon préféré « non, tu ne sors pas habillée comme ça ! » ! J’ai toujours pu faire ce que je voulais, m’épanouir à mon rythme et même quand je suis passée d’un super garçon manqué à une hyper féminité, il m’a laissé faire ! Mais le fait est qu’aujourd’hui en 2017, je sens que les femmes se sont vraiment émancipées, qu’elles vivent leur vie sans inquiétude et que cela parait normal pour quasi tout le monde ! Il y a vraiment un focus ces temps ci sur cette liberté féminine. Malheureusement, tout cela n’est pas encore le cas dans le monde entier et ce n’était pas forcément le cas en France il y a 50 ans ! Dire que juste pour ouvrir un compte en banque à l’époque, il fallait demander l’autorisation de son mari… Comme quoi, quoique l’on puisse dire, les choses ont tout de même évolué et heureusement ! 🙂 Ça me rend un peu triste quand je vois des filles bridées, malheureuses comme la pierre, coincées dans une cage pour X ou Y raisons … Je me dis « mais mince, on a qu’une vie pourquoi est-ce qu’elle ne vit pas sa vie comme elle le souhaite !? » … J’aurais tellement aimé que tout le monde puisse grandir aussi librement que moi et malheureusement, ce n’est pas le cas pour toutes les filles et croyez moi, concernant mon cas, les choses auraient pu être tellement différentes ! Voilà, ma définition du féminisme en 2017 est vraiment très simpliste mais j’espère que vous avez compris là où je souhaitais en venir ! 😉

C’est ce petit cadeau que j’ai reçu pour mon anniversaire qui m’a inspiré cet article : ce t-shirt Undiz où l’on peut lire le mot « Feminist ». Comme quoi, on me connait bien ! 😉 Je l’adore ! Je l’ai porté avec une jupe tutu noire à pois ! Après la jupe filet de pêche, voici la jupe moustiquaire ! Elle pourra peut être m’aider à me cacher des relous du métro ! haha ! Et pour un look « badass » : un joli perfecto bordeaux !

Et vous, c’est quoi votre définition du féminisme ? 🙂

Féminine, féministe, humaniste, libre et indépendante … ❤

Perfecto : Zara / T-shirt : Undiz / Jupe : Mademoiselle R / Babies : ASOS

Les « Chloé Girls » de Guy Bourdin

Ce qui est fabuleux avec internet, c’est le partage ! C’est d’ailleurs une des principales raisons pour laquelle j’ai décidé d’ouvrir mon blog ! En surfant, je trouve toujours des bons plans, de bons endroits où aller goûter et des beaux endroits à visiter ! C’est le cas pour l’exposition que je suis allée voir dimanche après midi ! La maison de haute couture Chloé décide d’ouvrir ses portes au public en proposant des expositions ! Je suis donc aller voir « Feminities », qui est d’ailleurs la toute première expo qu’organise Chloé. Le célèbre photographe de mode Guy Bourdin y est mis à l’honneur !

Quelques jours après avoir convenu d’un rendez-vous pour pouvoir visiter l’exposition, je me suis donc rendue joyeusement sur les lieux ! En effet, pour se présenter à la maison Chloé, il faut réserver sa place sur leur site internet. En arrivant, on est accueilli par de gentilles hôtesses dans une salle hyper cosy et moderne. Super agréable ! Les visites se font en petit groupe d’à peine 10 personnes, et nous sommes accompagnés tout du long par une employée de la maison qui nous explique tout de A à Z ! Franchement je trouve cela super agréable ! En plus, la jeune femme qui nous accompagnait était vraiment sympathique, expliquait les choses super bien et répondait à toutes nos questions. Comme quoi, les visites guidées, c’est vraiment bien ! Du fait de notre comité assez restreint, on pouvait vraiment admirer les photographies, les magazines et les vêtements exposés ! On nous a vraiment laissé prendre notre temps !

La visite débute avec une petite chronologie de la marque ! C’est Gaby Aghion qui a fondé la marque en 1952. Elle souhaite créer une marque de luxe de « prêt-à-porter », c’est à dire de vêtements simples sans chi-chi, dans lesquelles les femmes peuvent se mouvoir sans problèmes, en étant à leur aise. On apprend que Gaby avait un rituel pour ses collections puisqu’elle les nommait en fonction des lettres de l’alphabet ce qui laissait transparaître sa culture et ses inspirations artistiques. Plusieurs modèles emblématiques sont exposées pour nous définir « Chloé » : des coupes simples, des tissus légers, beaucoup de robes, des chemises colorées à motifs… Tout cela dans une superbe scénographie puisque les vêtements sont rangés dans des armoires, ce qui crée quelque chose de très intimiste comme si l’on était à la maison ! Gros coup de cœur pour ce LED « Chloé » et ses jeux de lumières ! ❤

La suite de l’exposition rentre dans le vif du sujet : Guy Bourdin. Pourquoi avoir mit à l’honneur ce photographe pour la toute première exposition de la maison ? Tout simplement car il est l’artiste qui a le plus immortalisé les « Chloé Girls » ! Beaucoup de ses photographies se sont retrouvées dans les plus grands magazines de mode notamment dans Vogue Paris. Les magazines sont son support de prédilection puisqu’il joue avec les mises en page et en particulier avec la reliure puisque celle-ci coupe parfois ses photographies en deux parties, ce qui amène plusieurs axes de lecture, différents sens et interprétations !

Ce qui saute aux yeux dans l’Oeuvre du photographe, c’est le fait qu’il travaille énormément en noir et blanc. Ce procédé permet de créer un certain mystère dans les scènes immortalisées par l’objectif de l’artiste. On retrouve toujours quelque chose d’ambiguë, on ne sait jamais réellement ce qu’il se passe, ce qui amène le spectateur à la réflexion et à l’interprétation. Il y a aussi une certaine mise en scène, un côté très théâtral et pourtant le photographe niait cela puisqu’il disait laisser une liberté complète aux modèles. Guy Bourdin, tout comme Gaby Aghion, était un passionné d’art, une personne très cultivée et s’inspirait énormément de l’art en général comme par exemple du surréalisme. Il appréciait particulièrement Man Ray ! Personnellement, je trouve qu’il y a aussi une forme de romantisme dans certaines de ces œuvres… Ces jeux de lumières, ces femmes seules dans un cadre immaculé laissant libre cour à leurs pensées et à leurs sentiments !

Ces œuvres sont accompagnées de vêtements que Bourdin mettra en valeur dans ses photographies ! Je craque complètement pour ces jolies robes pastelles, légères et printanières et pour ce manteau brodé qui est vraiment magnifique ! Vêtements signés Lagerfeld off course ! 😉

L’exposition se termine avec des clichés pris dans les années 70-80 et reflètent complètement l’état d’esprit de l’époque. Des couleurs hyper pimpantes et assez kitsch, des scènes assez osées, des femmes libres et libérées. L’artiste joue clairement avec les codes de la pornographie et tout cela de manière plutôt amusante ! Il n’y a vraiment rien de vulgaire dans ce qu’il nous met sous le nez mais cela amène tout de même un renouveau dans la manière dont les collections de mode peuvent maintenant être abordées. Bourdin aime juste provoquer ! Cette salle ne met pas en avant les collections de Chloé mais on retrouve les souliers de Charles Jourdan, un célèbre chausseur de l’époque ! Il y a d’ailleurs un certain goût pour le fétichisme qui se dégage des œuvres de cette collection.

Pour conclure, je vous conseille vraiment d’aller voir cette exposition si vous en avez la possibilité ! Avec ces photographies et ces jolis vêtements quasiment juste pour soi, vraiment ça vaut le coup ! Il suffit juste de vous inscrire sur le site et tout cela se fait gratuitement ! Vous serez très très bien reçus ! 😉 Personnellement, je m’intéresse de plus en plus à la photographie et à ce qui est un peu plus contemporain ! Oui, je sors un peu de ma zone de confort ! Ici, Guy Bourdin met en valeur des femmes, ces « Chloé Girls », fraîches et pimpantes, amusantes, mystérieuses, à l’image de la marque ! Et cette image à vrai dire, je l’aime bien, elle me correspond bien ! 🙂

Je vous laisse donc avec une citation de la fondatrice de la maison Chloé, Gaby Aghion, pleine de sens pour moi :

« Je veux défendre une mode destinée à révéler la personnalité de celle qui la porte, une mode qui dessine les contours d’un caractère, d’une attitude, sans jamais imposer un look. »

 

 

 

Le Gargantuesque Château de Chambord

 

Vendredi, je suis allée pour la toute première fois au château de Chambord pour mon anniversaire ! Et oui, je suis née le 14 juillet et entant que grande amoureuse d’histoire et d’art, je ne pouvais pas rêver mieux comme endroit pour fêter mes 24 ans !

Le Château de Chambord a été édifié par le roi François Ier ! Celui-ci souhaitait un magnifique et grand château pour prouver au monde entier sa puissance absolu ! En effet, son château lui sert surtout de vitrine puisqu’il n’y demeurera pas, il n’y restera que peu de temps. Au fil des années, le château accueilla d’autres monarques comme le plus célèbre : Louis XIV. Le roi soleil continuera à faire évoluer le château et y organisera plusieurs soirées mondaines avec comme invités « stars » Molière et Lully ! Bien après cela, lors de la Révolution, le château reste épargné malgré qu’il soit dépouillé de tous ses biens. L’Etat français devient officiellement propriétaire du Domaine de Chambord en 1930 et tient à le garder aussi proche de ce qu’il était à l’époque de la Renaissance !

Ce qui m’a frappée tout d’abord lorsque je suis arrivée sur les lieux, c’est l’immensité du domaine ! François Ier a réussi son pari : impressionner le monde entier. On s’engouffre petit à petit en voiture dans une forêt où je m’imaginais les rois de l’époque faire des parties de chasse à cheval ! Et lorsque l’on arrive au château, il est tellement mis en valeur et paraît tellement gargantuesque… Cette impression d’immensité et de pouvoir, je l’ai ressenti !

L’architecture sert bien évidemment à cette impression d’immensité. Pour la construction de son château, François Ier s’est inspiré du travail de Léonard de Vinci notamment pour ce grand escalier qui se trouve au centre de l’édifice et qui émerveille les visiteurs, ainsi que de l’architecture italienne ! La construction est faite en croix, avec au centre, la base du château, là où tout à commencé ! De grandes tours surplombent le monument, elles sont délicatement ornées d’éléments végétaux ou de figures et s’inspirent des châteaux forts. On retrouve de plus, la fameuse salamandre dans chaque coins du château, symbole du roi François Ier.

 

Le Château de chambord abrite plusieurs objets d’art comme des peintures, du mobilier ou encore des tapisseries ! Comme je l’ai dis plus haut, le roi n’y a pas vécu longtemps, et pendant la révolution, le château a été pillé… Il a donc été remeublé grâce à des recherches au plus proche du réel ! Et encore une fois, tout est mit en œuvre pour nous donner cette impression d’immensité ! La scénographie est excellente comme par exemple cette reconstitution de la salle du trône avec ces tapisseries qui ornent les murs ! Tout comme la chambre de François Ier et celle de Marie-Thérèse d’Autriche, ces grands lits à baldaquins, ces couleurs flamboyantes et ces tapisseries montrent toute la richesse du roi !

J’aurais tout de même bien aimé qu’il y ait plus de pièces meublées comme dans l’ancien temps ! Car lorsqu’on rentre dans le château, à part des tapisseries et des peintures, c’est assez vide ! Heureusement, au fur et à mesure de la visite, on découvre de jolies pièces généreusement remplies ! Les grandes personnalités qui y sont passées sont mises en valeur par de nombreux bustes et de nombreuses toiles les honorant ! Louis XIV, Lully, Molière, la Duchesse du Berry ou encore le Comte de Chambord… tous y sont salués par les visiteurs !

J’ai adoré la Chambre de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche, la première femme de Louis XIV, qui ensuite a été occupée par Madame de Maintenon, sa seconde épouse ! Cette chambre bleue, avec un lit à grands baldaquins, une jolie coiffeuse, une méridienne… Je me verrais bien dedans ! 😉 Tout comme la chambre du gouverneur aux teintes rosées et ses vieux mobiliers qui me fait extrêmement penser au salon de Marie-Antoinette dans son petit Trianon ! C’est typiquement le genre de décoration que j’adore ! Je rêve un jour d’avoir un grand appartement aux inspirations XVII-XVIIIeme ! Qui sait !?

En tout cas, je ne pouvais pas espérer meilleur endroit pour fêter mes 24 ans en famille ! La rêverie était à l’honneur ! En ce 14 juillet, je me sens encore plus fiere que d’habitude d’être française et de jouir d’un patrimoine et d’une histoire plus qu’extraordinaire que tant d’autres pays nous envies ! Pour terminer ma journée d’anniversaire en beauté, je suis allée admirer le magnifique feu d’artifice avec mes amis sur Paris ! Quand même, avoir un feu d’artifice à chaque anniversaire c’est quand même le pied non !? 😉 ❤

Le Musée Cognacq-Jay : une ôde à l’art français

Cette semaine n’aura pas été de tout repos ! Entre le travail, la famille et les amis, je me suis échappée le temps d’un instant pour me détendre et me retrouver un peu seule ! J’ai donc profité d’une petite ballade dans le marais pour aller découvrir ce joli petit musée consacré au XVIII° siècle : le musée Cognacq-Jay !

Le musée Cognacq-Jay est à la base un hôtel appartenant à la famille Donon ! (Oui tout comme le Musée Cluny ou encore le Musée Nissim de Camondo 😉 ). Son nom fait référence à Ernest Cognacq et Marie-Louise Jay, un couple passionné d’art qui avait légué ses collections à la ville de Paris ainsi qu’un immeuble au boulevard des capucines afin d’y accueillir les œuvres en 1929. Bien longtemps après, en 1990, les collections sont transférées à l’hôtel Donon qui se transforme alors en musée Cognacq-Jay. Pour la petite anecdote, ces amoureux d’art sont aussi connus comme étant les fondateurs de la célèbre Samaritaine.

Les collections sont diverses et variées et le chemin parcouru y est très intéressant. On déambule agréablement à travers des salles thématisées. La première explique le contexte artistique : au XVIII° siècle, nous sommes à l’époque du Néo-classicisme, ce qui est beau, c’est le modèle antique car considéré à l’époque comme un « beau idéal ». Les sujets abordés sont donc très souvent mythologiques comme par exemple des déesses. En réalité, ce sujet est juste une excuse pour pouvoir peindre et sculpter des femmes nues sans être censuré et considéré comme un artiste obscène ! Problématique qui n’empêchera absolument pas un certain François Boucher de peindre des femmes (de VRAIES femmes) sans aucune culpabilité !

Par la suite, on accède à ce que j’appellerais volontiers : un petit cabinet de curiosités ! On y retrouve des portraits, des vases chinois ou encore des objets en forme d’oiseaux. En effet, au siècle des Lumières, on s’intéresse énormément à l’autre, à l’homme, à l’ailleurs ! Les français importent donc des marchandises d’autres pays, des souvenirs qu’ils considèrent comme exotiques. Ils sont tellement fascinés par ces autres mondes si différents du leur. Et puis, à cette époque, le marché de l’art dans le continent fait rage et profite fortement à l’économie ! De nombreux échanges sont établis entre les pays. De nouvelles techniques sont donc élaborées, notamment dans tout ce qui est porcelaine (puisque c’est ce qui coûtait très cher) afin de concurrencer les pays asiatiques et tout particulièrement le Japon et la Chine ! C’est sûr que la petite porcelaine française devait vraiment plaire à l’étranger ! On a toujours eu bonne réputation en matière d’art. 😉

La France est vraiment mise à l’honneur dans ce musée ! On y trouve tellement d’objets différents les uns des autres et qui prouvent la richesse artistique du pays. C’était un peu THE PLACE TO BE pour tous les autres artistes européens ! Que ce soit en matière de décoration (merci Louis XIV !) ou encore en matière de mode (merci Marie-Antoinette, tu es arrivée au bon moment !), la France, c’est un peu LA référence !

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le salon consacré à François Boucher ! Vous savez, l’artiste olé-olé et fier de l’être dont je parlais plus haut ?! C’est le n°1 (d’après moi hein, mais je ne suis pas très objective) de son époque ! En plus d’avoir les faveurs de la fameuse Pompadour à la cour et d’être le peintre officiel du roi… Bref, on se l’arrache ! Et pourtant, il est vivement critiqué par des philosophes qui le considère comme un artiste frivole et beaucoup trop sensuel pour son temps ! Et oui, lui il peint de vraies femmes nues… Comme sa propre femme par exemple ! La fameuse Odalisque Brune que j’adore ! 🙂

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La visite des collections se terminent avec une petite salle dédiée à l’enfance ! L’éducation est primordiale, l’instruction aussi tout simplement puisque les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain ! Logique… La psychologie de l’enfant est aussi étudiée ! Plusieurs portraits montrent les enfants sages comme des images en faisant fortement référence au sacré !

J’étais très contente de cette petite visite improvisée ! Franchement j’y retournerai à coup sûr puisque plusieurs expositions temporaires sont régulièrement organisées ! J’aime tellement ces voyages dans le temps qui amènent au calme et à la réflexion ! Et puis pour ceux qui me lisent régulièrement, vous savez que je suis une grande fan de l’époque classique et de tout ce qui s’en approche ! Le décor, le mobilier, les objets… Tout cela me fait tellement rêver ! ❤

Fashion Show d’Imane Ayissi

Je ne sais pas si vous étiez au courant mais la semaine dernière, c’était la Fashion Week à Paris. Vous savez, l’événement où toutes les fashionistas se ruent pour pouvoir admirer les nouvelles collections des plus grands stylistes et les tendances modes des prochaines saisons ! Cette semaine de la mode aura donc duré quatre jours et les défilés se sont enchaînés à une vitesse éclair dans les plus beaux endroits de la capitale comme par exemple le majestueux défilé Chanel qui s’est déroulé sous la nef du Grand Palais ! Pour le dernier jour de cette folle semaine de la mode, j’ai eu la chance de voir le défilé d’Imane Ayissi intitulé « Heroes » et qui s’est déroulé dans un joli salon de la rue Marceau tout prêt de l’arc de Triomphe et des Champs-Elysées !

Imane Ayissi possède plusieurs cordes à son arc ! En plus d’être un styliste renommé, il a été mannequin et danseur pour les plus grands ! En effet, il a accompagné Mylène Farmer, Seal ou encore Sting dans leurs clips, dansé dans des grands ballets d’Opéra et défilé pour les maisons de Hautes Coutures les plus prestigieuses telles que Dior, Yves Saint Laurent, Lanvin et bien d’autres ! Il se tourne ensuite vers la création de sa propre marque ! Déjà enfant, il réalise des robes pour sa mère qui était elle-même mannequin… Comme quoi, c’était son destin ! 🙂

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en allant à ce défilé. J’ai donc regardé des photos de ses précédents défilés deux jours avant sur google image pour en apprendre un peu plus sur ce que j’allais découvrir et franchement, les photos et les tenues présentées m’ont encore plus donné envie d’y aller ! J’étais vraiment super excitée de voir en live un vrai défilé de haute couture ! Et je n’ai pas été déçue ! Juste le lieu déjà nous met dans l’ambiance, ces gros chandeliers, ces miroirs géants, les dorures et moulures qui ornent les plafonds… Tout ce que j’aime quoi en matière de décor ! Il n’en fallait pas plus pour me séduire ! 😉 Et puis, on voit les personnes prendre place, les photographes se mettent en position pour mitrailler, la musique commence et c’est parti, spotlights sur le catwalk !

Les mannequins défilent une à une chacune leur tour et on en prend plein les yeux ! Pour une passionnée de mode comme moi, être présente à ce genre d’événement c’était vraiment dingue ! Voir les spectateurs applaudir à chaque entrée comme un symbole de reconnaissance envers le travail du styliste… C’était très beau ! Le tie & die, l’imprimé géométrique, l’indémodable paire de jeans, la petite robe noire, le chemisier, la jupe métallisé et à basques, le manteau oversize, l’indémodable combinaison et tant d’autres « must have » sortis tout droit de l’esprit d’Imane Ayissi s’exposent devant nos yeux ! La salle était vraiment remplie ! Entre les photographes, les connaisseuses, les journalistes, les modeuses, les fidèles clientes ou encore les étudiants en école de Mode … On était tous aux aguets à prendre des photos, à ne rien rater !

En tout cas, j’ai trouvé ce défilé Printemps/Été 2018 très frais et coloré. Les créations était si bien mises en valeur. J’ai bien aimé la petite touche bucolique avec les jolies couronnes de fleurs qui ornaient la tête de chaque mannequins. Franchement, si je pouvais voir des fashion show tous les jours, j’irais volontiers ! C’est toujours agréable de faire des choses dont on n’a pas forcément l’habitude de faire ! ❤