The Rocky Horror Picture Show

S’il y a bien un film dont je ne me lasse absolument pas, c’est bien The Rocky Horror Picture Show ! Je l’ai découvert au lycée, un peu à la même époque où je découvrais simultanément l’univers de la photographe Irina Ionesco et celui du cinéaste Stanley Kubrick ! Ambiaaaaaaaaance !

The Rocky Horror Picture Show est à la base une comédie musicale créée par Richard O’Brien en 1973. Deux ans après seulement, la comédie musicale est adaptée en film avec pour acteur principal : Tim Curry ! Le scénario est plutôt simple, Brad Majors et Janet Weiss, fraichement fiancés, décident d’aller rendre visite à leur ancien professeur. Mais en pleine nuit, l’orage grondant et sous une pluie battante, voilà que le pneu de leur voiture éclate ! A l’époque, impossible d’appeler une dépanneuse avec son Iphone, la seule solution reste donc de s’aventurer à travers la forêt et de suivre la lumière pour atterrir enfin dans un manoir peu rassurant… Tout cela en chantant bien sûr, parce que c’est carrément plus cool ! Le jeune couple arrive alors en plein milieu d’une fête plus qu’étrange et le personnel des lieux s’avère être encore plus inquiétant ! Là, ils font la rencontre du maître de maison. Ce dernier fait une entrée digne du Comte Dracula. Un Dracula ayant certes abusé de l’eye-liner et du blush : le Dr Frank-N-Furter.

Ce film (ou plutôt cette comédie musicale) est clairement une parodie de films d’horreur et mélange plusieurs genres comme par exemple la comédie, le fantastique et même la science-fiction. Plusieurs passages ainsi que plusieurs personnages font références à de grandes figures de l’horreur comme par exemple cité plus haut, le Comte Dracula, ou bien encore Frankenstein. Le film n’est pourtant en rien horrifique. Pour moi, il joue avec le grotesque. Il y a vraiment des scènes à pouffer de rire, des parodies de films d’horreurs notamment lors de la scène du « rockeur-zombie » Eddie qui est achevé une seconde fois par le Docteur Frank-N-Furter sous les cris plus qu’exagérés et stridents de son amante, Columbia.

De plus, tout vacille dans ce manoir comme si Brad et Janet avaient quitté le monde réel, qu’ils avaient atterri sur une autre planète… Et c’est le cas de le dire ! Les personnalités changent complètement. Janet, qui au début de l’histoire est une fille « bien sous tout rapport », se transforme complètement en entrant au Manoir pour devenir une femme assez légère. Elle se laisse tranquillement aller au plaisir de la chaire avec tout le monde (j’exagère juste un peu ! 😉 ) sauf son fiancé ! Le film joue clairement avec les images, les étiquettes et les genres.  C’est d’ailleurs intéressant de voir le paradoxe qu’il existe entre d’un côté, Brad et Janet qui sont très pudiques et très respectueux, et de l’autre côté, les habitants du manoir qui n’ont vraiment aucune limite ! La barrière entre les deux peut très vite être franchie ! Il n’existe vraiment aucun interdits dans le manoir du Docteur !

Cela a d’ailleurs énormément été reproché aux films. Par conséquent, il n’a pas été un franc succès à sa sortie. En effet, les gens trouvaient que le film prônaient de très mauvaises valeurs et le jugeait beaucoup trop sexuel. Des thèmes assez tabous tels le sexe, la drogue ou encore le voyeurisme y sont clairement abordés et même chantés très gaiement ! Les danses sont plus qu’explicites… Je me doute donc que ce « midnight movie » a du faire un sacré scandale à  son époque ! Mais bon, en attendant, 40 ans après, le film est encore programmé dans certains petits cinémas ! Notamment dans quelques petites salles de Paris à chaque Halloween ! 🙂 Il existe encore énormément de fans aujourd’hui, le film est vraiment devenu culte !

Personnellement, je connais toutes les chansons par cœur… 😀 Elles accompagnent parfaitement l’univers du film et en disent long sur les personnages ! Elles ne sont pas contre jamais innocentes… L’esthétisme du film est aussi vraiment chouette ! Tout se joue comme dans une pièce de théâtre. Les décors sont vraiment sympas sans parler des costumes (quand il y en a 😉 ) ! C’est quand même assez osé pour un film de ces années là ! Tim Curry est plus que génialissime dans ce rôle de sadique à porte-jaretelles et talons hauts ! La première fois que je l’ai vu, je ne savais même pas que c’était lui qui jouait le rôle du Docteur Maboule ! Ça m’a vraiment étonné ! Je  le trouve vraiment parfait ! J’adore tous les personnages ! Les folles amies Magenta et Columbia qui se moquent sans cesse du pauvre couple. Riff Raff (interprété par Richard O’Brien lui même) le serviteur bossu plus qu’effrayant qui ne met pas du tout à l’aise avec son teint blafard et sa voix plus que grotesque… Et ce couple si mignon que forme Brad et Janet, qui en arrivant dans ce manoir de fous, vrille complètement… Tout n’est qu’exagération dans The Rocky Horror Picture Show ! De plus, je suis obligée de terminer avec le « Sweet Transvetite » puisqu’on ne peut que s’attacher au Docteur Frank-N-Furter ! Il est tellement drôle, tellement libre qu’on en oublie très aisément sa folie ! Et comme il le chante si bien :

« Don’t judge a book by his cover » ❤

Docteur

Exposition « Olga Picasso » au Musée Picasso Paris

Afin de fêter le centenaire de la rencontre du couple Picasso, le musée Picasso Paris organise actuellement une exposition. Celle-ci retrace toute la période « Olga Picasso » du peintre. Née dans l’empire russe en 1891, Olga Khokhlova est une jolie danseuse de ballet. Elle devient la femme de Pablo Picasso en 1918 et marquera à jamais l’oeuvre de son mari. Modèle privilégié, véritable muse, femme tourmentée… L’exposition dépeint un nouveau portrait d’Olga Picasso.

La visite commence avec des portraits d’Olga qui témoignent de son état d’esprit lorsque son mari la rencontre. Nous faisons face à une femme mélancolique, triste, enfermée dans ses pensées. Elle est souvent représentée la tête baissée et elle n’esquisse aucun sourire. Elle semble toujours perdue dans un livre ou en train d’écrire. Cela s’explique par le contexte historique puisque quand Olga Khlokhlova quitte son pays, celui-ci est en pleine révolution et une guerre civile fait rage. Elle perd tout contact avec sa famille et lorsque celui-ci reprend, sa mère lui annonce que son père et ses frères (colonel et officiers) rejoignent les forces anti-révolutionnaires. Pablo Picasso capte cette inquiétude omniprésente chez sa femme qui se sent impuissante face au drame qui se déroule dans son foyer. Son regard est inexpressif, lointain… Le peintre s’inspire de la détresse de sa femme et l’immortalise à jamais.

Il existe aussi très certainement une culpabilité de la part d’Olga puisque lorsque la guerre civile fait rage dans l’empire Russe et qu’elle affecte de manière considérable sa famille, de l’autre côté à Paris, l’oeuvre de son mari connait une forte reconnaissance. Le couple connait alors une ascension sociale qui leur fait rencontrer le plus beau monde de la capitale française et qui leur fait accéder aux plus belles soirées mondaines de l’époque. Mais dans un coin de sa tête, Olga pense toujours à son père porté disparu et aux membres de sa famille coincés dans son pays natale qui subissent une grave crise économique et alimentaire.

Malgré tous ces malheurs, Olga reprend un peu goût à la vie grâce à la naissance de son fils Paul en 1921. Il devient l’objet de toute son intention. Cela crée un nouveau sujet de prédilection pour Pablo Picasso : la maternité. Sur ses toiles, il met en scène Olga avec son fils, une douceur se dégage des toiles certainement grâce à l’omniprésence des courbes. La naissance de Paul a amené avec lui un retour au calme et à la sérénité. Picasso est très fier de son fils. Il adore le peindre lorsque celui-ci dessine paisiblement, cela faisant certainement écho à sa propre enfance. Les époux sont plus soudés que jamais. Ils envoient très régulièrement de l’argent à la famille d’Olga pour les soutenir et continuent à correspondre avec elle par courrier pour garder le lien.

Le couple se dégrade considérablement lors de leur voyage à Monte Carlo. Picasso enchaîne les portraits de danseur, ce qui ne fait que de rappeler à Olga son rêve inachevé. En effet, suite à une blessure, elle a du arrêter sa carrière de danseuse. En plus de cela, Picasso entretient une liaison avec une jeune femme de seulement 17 ans, ce qui rend Olga encore plus amère qu’ordinaire. Marie-Thérèse Walter devient même la muse de Picasso puisqu’elle l’inspire pour toute une série de « Baigneuses ». Elle semple beaucoup plus fraîche, plus amusante et plus sensuelle qu’Olga aux yeux de l’artiste. Les époux se séparent en 1935 mais restent mariés jusqu’à la mort d’Olga en 1955.

Olga Picasso hantera jusqu’au bout l’oeuvre de son mari. Son visage se transforme, il est déformé, plus menaçant, agressif et reflète la manière dont le couple s’est détruit. Son ombre est toujours là, coincée dans son atelier. De plus, le peintre utilise des thèmes violents comme la corrida pour évoquer sa vie personnelle. Il utilise ces thèmes comme des métaphores faisant référence à la relation conflictuelle qu’il entretenait avec sa femme.

Cette exposition retrace donc la vie de ce couple et plus particulièrement les pensées si tourmentées d’Olga Picasso. Elle s’est retrouvée coincée entre deux univers si différents au point d’y ressentir une forte culpabilité et une impuissance évidente. D’un côté sa vie de bohème auprès de son célèbre mari et de l’autre l’image de sa famille tourmentée dans un pays en pleine guerre civile. Seul son fils Paul réussi à la ramener quelque temps à la vie. Elle est sans doute la personne qui aura le plus marquer l’oeuvre de Pablo Picasso puisque jamais il ne l’oubliera…

ob_5d1a06_khokhlova-olga03

« Nous soussignés Olga Khokhlova et Pablo Picasso de vivre jusqu’à la mort en paix et amour. Celui qui cassera ce contrat sera condamné à mort. »

Serment d’amour d’Olga et Pablo Picasso, le 4 mars 1918.

Le Gargantuesque Château de Chambord

 

Vendredi, je suis allée pour la toute première fois au château de Chambord pour mon anniversaire ! Et oui, je suis née le 14 juillet et entant que grande amoureuse d’histoire et d’art, je ne pouvais pas rêver mieux comme endroit pour fêter mes 24 ans !

Le Château de Chambord a été édifié par le roi François Ier ! Celui-ci souhaitait un magnifique et grand château pour prouver au monde entier sa puissance absolu ! En effet, son château lui sert surtout de vitrine puisqu’il n’y demeurera pas, il n’y restera que peu de temps. Au fil des années, le château accueilla d’autres monarques comme le plus célèbre : Louis XIV. Le roi soleil continuera à faire évoluer le château et y organisera plusieurs soirées mondaines avec comme invités « stars » Molière et Lully ! Bien après cela, lors de la Révolution, le château reste épargné malgré qu’il soit dépouillé de tous ses biens. L’Etat français devient officiellement propriétaire du Domaine de Chambord en 1930 et tient à le garder aussi proche de ce qu’il était à l’époque de la Renaissance !

Ce qui m’a frappée tout d’abord lorsque je suis arrivée sur les lieux, c’est l’immensité du domaine ! François Ier a réussi son pari : impressionner le monde entier. On s’engouffre petit à petit en voiture dans une forêt où je m’imaginais les rois de l’époque faire des parties de chasse à cheval ! Et lorsque l’on arrive au château, il est tellement mis en valeur et paraît tellement gargantuesque… Cette impression d’immensité et de pouvoir, je l’ai ressenti !

L’architecture sert bien évidemment à cette impression d’immensité. Pour la construction de son château, François Ier s’est inspiré du travail de Léonard de Vinci notamment pour ce grand escalier qui se trouve au centre de l’édifice et qui émerveille les visiteurs, ainsi que de l’architecture italienne ! La construction est faite en croix, avec au centre, la base du château, là où tout à commencé ! De grandes tours surplombent le monument, elles sont délicatement ornées d’éléments végétaux ou de figures et s’inspirent des châteaux forts. On retrouve de plus, la fameuse salamandre dans chaque coins du château, symbole du roi François Ier.

 

Le Château de chambord abrite plusieurs objets d’art comme des peintures, du mobilier ou encore des tapisseries ! Comme je l’ai dis plus haut, le roi n’y a pas vécu longtemps, et pendant la révolution, le château a été pillé… Il a donc été remeublé grâce à des recherches au plus proche du réel ! Et encore une fois, tout est mit en œuvre pour nous donner cette impression d’immensité ! La scénographie est excellente comme par exemple cette reconstitution de la salle du trône avec ces tapisseries qui ornent les murs ! Tout comme la chambre de François Ier et celle de Marie-Thérèse d’Autriche, ces grands lits à baldaquins, ces couleurs flamboyantes et ces tapisseries montrent toute la richesse du roi !

J’aurais tout de même bien aimé qu’il y ait plus de pièces meublées comme dans l’ancien temps ! Car lorsqu’on rentre dans le château, à part des tapisseries et des peintures, c’est assez vide ! Heureusement, au fur et à mesure de la visite, on découvre de jolies pièces généreusement remplies ! Les grandes personnalités qui y sont passées sont mises en valeur par de nombreux bustes et de nombreuses toiles les honorant ! Louis XIV, Lully, Molière, la Duchesse du Berry ou encore le Comte de Chambord… tous y sont salués par les visiteurs !

J’ai adoré la Chambre de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche, la première femme de Louis XIV, qui ensuite a été occupée par Madame de Maintenon, sa seconde épouse ! Cette chambre bleue, avec un lit à grands baldaquins, une jolie coiffeuse, une méridienne… Je me verrais bien dedans ! 😉 Tout comme la chambre du gouverneur aux teintes rosées et ses vieux mobiliers qui me fait extrêmement penser au salon de Marie-Antoinette dans son petit Trianon ! C’est typiquement le genre de décoration que j’adore ! Je rêve un jour d’avoir un grand appartement aux inspirations XVII-XVIIIeme ! Qui sait !?

En tout cas, je ne pouvais pas espérer meilleur endroit pour fêter mes 24 ans en famille ! La rêverie était à l’honneur ! En ce 14 juillet, je me sens encore plus fiere que d’habitude d’être française et de jouir d’un patrimoine et d’une histoire plus qu’extraordinaire que tant d’autres pays nous envies ! Pour terminer ma journée d’anniversaire en beauté, je suis allée admirer le magnifique feu d’artifice avec mes amis sur Paris ! Quand même, avoir un feu d’artifice à chaque anniversaire c’est quand même le pied non !? 😉 ❤

Le Musée Cognacq-Jay : une ôde à l’art français

Cette semaine n’aura pas été de tout repos ! Entre le travail, la famille et les amis, je me suis échappée le temps d’un instant pour me détendre et me retrouver un peu seule ! J’ai donc profité d’une petite ballade dans le marais pour aller découvrir ce joli petit musée consacré au XVIII° siècle : le musée Cognacq-Jay !

Le musée Cognacq-Jay est à la base un hôtel appartenant à la famille Donon ! (Oui tout comme le Musée Cluny ou encore le Musée Nissim de Camondo 😉 ). Son nom fait référence à Ernest Cognacq et Marie-Louise Jay, un couple passionné d’art qui avait légué ses collections à la ville de Paris ainsi qu’un immeuble au boulevard des capucines afin d’y accueillir les œuvres en 1929. Bien longtemps après, en 1990, les collections sont transférées à l’hôtel Donon qui se transforme alors en musée Cognacq-Jay. Pour la petite anecdote, ces amoureux d’art sont aussi connus comme étant les fondateurs de la célèbre Samaritaine.

Les collections sont diverses et variées et le chemin parcouru y est très intéressant. On déambule agréablement à travers des salles thématisées. La première explique le contexte artistique : au XVIII° siècle, nous sommes à l’époque du Néo-classicisme, ce qui est beau, c’est le modèle antique car considéré à l’époque comme un « beau idéal ». Les sujets abordés sont donc très souvent mythologiques comme par exemple des déesses. En réalité, ce sujet est juste une excuse pour pouvoir peindre et sculpter des femmes nues sans être censuré et considéré comme un artiste obscène ! Problématique qui n’empêchera absolument pas un certain François Boucher de peindre des femmes (de VRAIES femmes) sans aucune culpabilité !

Par la suite, on accède à ce que j’appellerais volontiers : un petit cabinet de curiosités ! On y retrouve des portraits, des vases chinois ou encore des objets en forme d’oiseaux. En effet, au siècle des Lumières, on s’intéresse énormément à l’autre, à l’homme, à l’ailleurs ! Les français importent donc des marchandises d’autres pays, des souvenirs qu’ils considèrent comme exotiques. Ils sont tellement fascinés par ces autres mondes si différents du leur. Et puis, à cette époque, le marché de l’art dans le continent fait rage et profite fortement à l’économie ! De nombreux échanges sont établis entre les pays. De nouvelles techniques sont donc élaborées, notamment dans tout ce qui est porcelaine (puisque c’est ce qui coûtait très cher) afin de concurrencer les pays asiatiques et tout particulièrement le Japon et la Chine ! C’est sûr que la petite porcelaine française devait vraiment plaire à l’étranger ! On a toujours eu bonne réputation en matière d’art. 😉

La France est vraiment mise à l’honneur dans ce musée ! On y trouve tellement d’objets différents les uns des autres et qui prouvent la richesse artistique du pays. C’était un peu THE PLACE TO BE pour tous les autres artistes européens ! Que ce soit en matière de décoration (merci Louis XIV !) ou encore en matière de mode (merci Marie-Antoinette, tu es arrivée au bon moment !), la France, c’est un peu LA référence !

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le salon consacré à François Boucher ! Vous savez, l’artiste olé-olé et fier de l’être dont je parlais plus haut ?! C’est le n°1 (d’après moi hein, mais je ne suis pas très objective) de son époque ! En plus d’avoir les faveurs de la fameuse Pompadour à la cour et d’être le peintre officiel du roi… Bref, on se l’arrache ! Et pourtant, il est vivement critiqué par des philosophes qui le considère comme un artiste frivole et beaucoup trop sensuel pour son temps ! Et oui, lui il peint de vraies femmes nues… Comme sa propre femme par exemple ! La fameuse Odalisque Brune que j’adore ! 🙂

12760_p0000176.001

La visite des collections se terminent avec une petite salle dédiée à l’enfance ! L’éducation est primordiale, l’instruction aussi tout simplement puisque les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain ! Logique… La psychologie de l’enfant est aussi étudiée ! Plusieurs portraits montrent les enfants sages comme des images en faisant fortement référence au sacré !

J’étais très contente de cette petite visite improvisée ! Franchement j’y retournerai à coup sûr puisque plusieurs expositions temporaires sont régulièrement organisées ! J’aime tellement ces voyages dans le temps qui amènent au calme et à la réflexion ! Et puis pour ceux qui me lisent régulièrement, vous savez que je suis une grande fan de l’époque classique et de tout ce qui s’en approche ! Le décor, le mobilier, les objets… Tout cela me fait tellement rêver ! ❤

Costumes Espagnols, entre ombre et lumière

En début de semaine, prise par une folle envie de voir de jolies choses et un fort besoin de m’aérer l’esprit, je me suis rendue dans cette jolie maison-musée consacrée à Victor Hugo ! Beaucoup d’expositions mode sont actuellement lancées et je voulais absolument voir celle-ci car ma liste d’exposition commence très sérieusement à s’allonger !

Je suis donc allée à la découverte de la maison Victor Hugo qui se trouver sur la place des Vosges dans le 4° arrondissement de Paris ! Un petit retour en arrière est nécessaire pour comprendre ce lieu qui était en fait au départ un hôtel dans lequel le célèbre écrivain (entre autre !) français Victor Hugo est venu vivre pendant 16 longues années avec sa famille au deuxième étage. L’oeuvre tout entière de cet homme en a fait un artiste internationalement connu et ce lieu retrace sa vie ! Aujourd’hui encore, ses œuvres sont sans cesse réinterpréter. Tout le monde connait Les Misérables ou encore Notre-Dame de Paris et si vous n’avez pas lu les livres, vous avez forcément vu les comédies musicales ! 😉 Pour honorer sa mémoire, Paul Meurice, proche de l’artiste, propose en 1902 à la ville de Paris de transformer cet hôtel en « Maison de Victor Hugo ». Il va même jusqu’à financer l’ameublement et reconstituer l’endroit même où la famille vivait !

En plus d’un musée consacré à Victor Hugo, on peut retrouver dans ce lieu des expositions temporaires et notamment celle-ci : Costumes espagnols, entre ombre et lumière.

Le Museo Del Traje, musée du costume et du patrimoine ethnologique de Madrid, prête pour quelques mois des vêtements de tradition ainsi que des accessoires datant de la fin du XVIII° au début du XX° siècle. On y retrouve des costumes historiques relatant la vie et les traditions qu’il existait dans les provinces espagnoles comme l’Andalousie, les Canaries, Majorque, Castille… Il existe des tenues pour toutes les occasions et pour tous les événements mais dans tous les cas, elles sont somptueuses ! Par exemple, on remarque que les femmes portent dans certaines régions des robes lourdement ornées de bijoux symbolisant la dot des jeunes mariées ! En effet, il y a un réel symbolisme dans leurs vêtements et c’est quelque chose qui existe encore aujourd’hui. Comme je l’ai souvent dis, les vêtements révèlent énormément de choses sur notre propre personne ! Côté matières utilisées, on retrouve beaucoup de laine, de dentelle et de broderie. Les costumes de femmes sont bien taillés et mettent la taille et les hanches en valeur. Les couleurs sont sombres mais relevées par des touches de rouge et de doré sur la poitrine ou bien sur un tablier ! Ces dames étaient très portées sur les accessoires car énormément de couvre-chefs sont exposés ! Ces chapeaux, ces voiles et ces bandeaux terminent parfaitement les looks ! Je trouve qu’il y a une réelle richesse sur ces tenues ! Et pourtant parmi toutes celles que je vous montre, il y a des tenues de paysannes ! Oui oui ! Quant aux costumes des hommes, je trouve qu’ils font très Matador ! Je les trouve vraiment classes, très élégants !

C’est drôle de voir à quel point la mode est un éternel recommencement ! Ces derniers temps dans tous les magasins de prêt-à-porter, on peut trouver des tops à manches bouffantes ou à volants et des jupons qui sont directement inspirés de la culture hispanique ! En tout cas, ces costumes étaient vraiment très beaux ! Je regrette juste qu’il n’y ait pas eu plus d’explications que ça ! Mais bon le plaisir des yeux était plus que présent et l’endroit est vraiment très beau et agréable ! Si vous avez envie de faire une jolie ballade, je vous conseille la Maison Victor Hugo ! 🙂

Visite au Musée de Cluny

La semaine dernière, je me suis rendue pour la toute première fois au Musée de Cluny ! Aussi connu comme étant LE musée du Moyen-Age, ce « monument » posé sur un site archéologique a été construit au XIII° siècle pour y accueillir des abbés et autres folles personnalités de l’époque ! Au fur à mesure du temps et les siècles passant, cet hôtel ne cesse de s’agrandir et de s’enrichir pour devenir officiellement un musée au milieu du XIX° siècle ! Le musée ne cesse d’évoluer, pour preuve il est encore en rénovation aujourd’hui !

Tout d’abord, ce qui est vraiment étonnant, c’est de passer devant cette grande façade qui jure énormément avec le décor parisien moderne ! En plein milieu du quartier latin et à deux pas de la magnifique Cathédrale de Notre-Dame de Paris, ce monument nous fait complètement voyager à travers le temps ! Je trouve ce contraste vraiment très impressionnant et intéressant ! Et puis, pour les passants, c’est si intriguant ! C’est en particulier pour cela que j’adore Paris, il y a des coins tellement agréables à voir et qui ne ressemblent en rien à ce que l’on a l’habitude de voir ! (Comme la Rue Crémieux 😉 ).

Dans ce musée on retrouve tout ce que l’on pouvait trouver à l’époque du Moyen-Âge ! Bien sûr, on retrouve les objets du quotidien comme par exemple des jeux de société, de la vaisselle, des armures… Et on a tendance à l’oublier, mais c’est fou comme la religion, principalement le catholicisme bien sûr, faisait partie intégrante du quotidien ! On retrouve dans chaque salles des statues à l’effigie de saints, de Jésus, de Marie ou encore d’Adam ! Il y en a partout ! Ces statues sont tellement belles ! Beaucoup sont des vestiges provenant soit de la grande Chapelle, soit de Notre-Dame de Paris ! Je me demande d’ailleurs pourquoi ces statues se sont retrouvées ici… Cela s’explique sûrement par le fait qu’il y ait eu énormément de guerres, de batailles ou encore de révolutions à travers le temps ! Il y a eu énormément de dommages et beaucoup de choses ont été détruites, profanées ou juste abîmées !

Ce que j’ai aussi adoré dans ce musée, c’est la beauté des vitraux ! Il y a des salles plongées dans l’obscurité la plus totale pour que l’on puisse parfaitement les admirer ! C’est très impressionnant et si agréable comme sensation ! De plus, pour une passionnée d’art classique (bon d’art grec !) comme moi, j’étais surprise de voir ces colonnes inspirées de l’art grec et romain ! Quant aux tapisseries et tentures, elles étaient immenses et je me demande vraiment combien de temps ils pouvaient mettre à faire des œuvres aussi parfaites et qui en plus, ont perduré dans le temps et qui existent toujours aujourd’hui ! Tout comme les orfèvreries, exposées soigneusement au chaud et protégées derrière des vitrines, elles appartenaient aux abbayes et à des princes !

Pour conclure, cette visite au musée était vraiment cool puisque je n’y avais jamais mis les pieds ! A part passer devant et me dire que c’était super canon ! … 😀  Je ne regrette vraiment pas ! On reste par contre sur notre faim ! Etant encore en rénovation, la visite se fait assez rapidement et à la fin on aurait aimé voir encore plus de choses !

« Laissez moi dansez ! »

Samedi dernier, motivée par le temps ensoleillé je me suis aventurée au Palais Galliera, connu comme étant LE musée de la mode ! Les collections de ce musée changent constamment et différents thèmes et stylistes y sont abordés ! En ce moment, le palais met à l’honneur la Star des années 50-60-70-80 (rien que ça !?) : Dalida ! Ou plutôt, sa garde robe !

Je tiens d’abord à m’excuser pour la qualité un peu médiocre des photos qui ont été prises avec mon Iphone ! Ordinairement, les photos sont strictement interdites dans ce musée et comme je le savais, je ne me suis pas embêtée à embarquer mon reflex ! Quelle déception (très vite passée !) de ne pas l’avoir avec moi lorsque l’on nous a dit que l’on pouvait exceptionnellement paparazzer ! Pour la petite histoire, si les photos sont autorisées cette fois ci, c’est parce que toutes ces tenues sont devenues les propriétés du palais Galliera ! En effet, le frère de Dalida les a cédé au musée afin qu’il puisse organisé une exposition hommage tous les dix ans !

Bref, venons en au vif du sujet ! 😉 Moi, de base, je ne suis vraiment pas une fan de Dalida ! J’aime la mode et ça faisait un moment que je ne m’étais pas rendue au Palais ! Et honnêtement, j’ai été agréablement surprise ! J’adore voir à quel point les expositions me donnent envie d’en savoir plus sur tout ! Et là, bien sûr, ça m’a donné envie de m’intéresser un peu plus à cette splendide femme ! Car non, on ne peut pas traverser les salles sans se dire « oh mon dieu mais qu’est ce qu’elle était belle ! » ! Et puis les tenues qu’elles portaient … Magnifiques ! En même temps, avec des grands noms tels que Balmain, Saint Laurent, Dior ou Azzaro … Peu de chance de finir en sac à patates ! Et puis, plonger dans sa garde robe, avec en fond de musique tous ses plus grand titres… On a clairement du mal à se retenir de chanter ! C’était assez drôle ! J’ai eu un véritable coup de coeur pour la robe rouge en velours de Jean Dessès ! C’est la première robe que l’on voit en entrant dans l’expo… Elle est tellement magnifique ! La robe de mes rêves ! Si j’avais pu partir avec elle sous le bras… Ou carrément sur moi ! C’était vraiment très intéressant de voir l’évolution de la mode et tout ça dans une seule garde robe ! C’est dingue que son frère ait tout gardé ! Même ses chaussures et ses sacs étaient étonnement de très bonne qualité ! (J’aurais souhaité les embarquer aussi ses chaussures d’ailleurs … HAHA)

En parlant de chaussures… Je ne lâche plus mes babies ASOS dorées ! Elles vont vraiment avec tout ! Pour rappeler le doré des chaussures, j’ai enfilé mon vieux perfecto clouté vieux de presque 10 ans ! Il commence à vendre l’âme et ça me fait mal de me dire que bientôt je devrais m’en séparer ! Ahhh… mon fidèle allié de lycée ! Ensuite pour adoucir ce look un peu rock, j’ai enfilé ma jupe « filet de pêche » rose poudré que j’adore et que je pourrais porter tous les jours si je m’écoutais ! Tout cela avec un petit top noir orné d’une brassière en dentelle ! Parfois, mieux vaut garder la marchandise au chaud et rester dans la subtilité ! 😉

Top : H&M / Brassière : ASOS / Jupe : Mademoiselle R / Babies : ASOS / Sac : ASOS