La famille Addams

Je déclare la saison de Halloween formellement ouverte ! Autant dire que c’est une période que j’affectionne tout particulièrement ! Les jours se raccourcissent, le temps se refroidi et on prend un plaisir fou à se poser devant des films au chaud sous la couette ! Et quoi de mieux que de regarder les films de Tim Burton, The rocky horror picture show ou bien carrément la Famille Addams qui a littéralement bercé mon enfance ! Alors, forcément, quand j’ai su qu’une troupe allait se produire au Théâtre du Palace mettant en scène la famille la plus déjantée … Je ne pouvais que m’y précipiter ! Et Let’s go pour la première du show !

Je suis allée au Palace déjà une première fois pour voir la réadaptation de Le Rouge et le Noir de Stendhal l’année dernière et c’était tellement beau ! Cette petite salle du 8 rue du faubourg Montmartre était anciennement un night-club célèbre de Paris. Officiellement un théâtre depuis 2008, on compte à peine 1 000 places à l’intérieur. J’avoue être beaucoup plus attirée par ce genre de « petites » salles que je trouve beaucoup plus intimiste et plus agréable ! Myope comme une taupe, au moins je suis sûre de bien voir ce qu’il se passe sur scène ! Tout comme le Théâtre Mogador, je trouve que le Palace vaut carrément mieux que le Palais des Congrès… Oui oui ! J’aime cette proximité avec la scène et les acteurs !

« La normalité est une illusion. »

La famille Addams a été créée par Charles Addams dans les années 30 en Amérique. Cette petite bande dessinée publiée dans le New Yorker met en scène une famille hors du commun dont les membres sont plus étranges les uns que les autres ! Cette famille ne ressemble à aucune autre ! En tout cas, elle se trouve complètement à l’opposé de la famille typiquement américaine ! Cette famille d’origine latine aura bercé des générations entières et pourtant elle n’envoie clairement pas du rêve … Entre les enfants sado-masochistes, la grand-mère sorcière et toutes les bizarreries peuplant le manoir des Addams … Ça ne pouvait que me plaire ! Cette bande dessinée a connu plusieurs réadaptations notamment une série et des films. Mon préféré est celui sorti en 1991 et certainement le plus connu puisque c’est celui dans lequel l’actrice Christina Ricci interprétait le rôle de Mercredi. Elle devient enfin une comédie musicale et se joue à Broadway. C’est un réel succès ! Le show arrive donc juste en France pour le plus grand plaisir des spectateurs !

Et quel show ! Les enfants Addams ont bien grandi ! Mercredi est une jeune fille amoureuse et souhaite présenté Lucas, l’élu de son coeur, à ses parents ! Et là franchement, c’est à mourir de rire ! La famille de Lucas n’a absolument rien à voir avec les Addams … Mais la normalité ne se trouve pas forcément là où on penserait la trouver, il faut se méfier des apparences ! Et ça, c’est une vraie leçon que le show veut donner ! De plus, il est question d’amour et de secret et c’est vraiment drôle de voir ces étrangers se rencontrer et apprendre les uns des autres ! Je vous laisse aller voir le spectacle pour en apprendre davantage 😉 sachez qu’il vaut vraiment le coup et les places ne sont vraiment pas excessives. 🙂

« La vie est comme une corde raide et au bout il y a ton cercueil. »

Ce que j’ai adoré, c’est vraiment le décor, la scénographie ! Ayant étudié l’histoire des arts et travaillant aujourd’hui dans le visuel, forcément j’y suis très sensible ! Je vois des signes, des références, des sous-entendus PARTOUT ! L’histoire se déroule en très grande partie au Manoir des Addams ! Celui ci a été crée entièrement et ouvre littéralement ses portes pour que l’on puisse y accéder en même temps que les personnages eux-mêmes ! (Un peu comme une maison de poupées !) Les lumières sont majoritairement vertes et violettes … Et je peux vous dire que ces couleurs font bien références aux corps en putréfaction … Bah oui, les Addams vivent juste à côté d’un cimetière ! Normal quoi… Ambiance morbide et surnaturelle assurée !  J’ai vraiment adoré, ce spectacle tombe parfaitement pour la saison de Halloween !

Côté costume, là aussi, franchement les créateurs se sont donnés ! On retrouve bien les looks reconnaissables entre milles de la famille : la longue robe noire (plus que magnifique) de Morticia, le costard rayé de Gomez, la marinière de Pugsley… Et en plus de cela on peut admirer les costumes style XVI-XVII° des ancêtres fantômes de la famille Addams coincée sur terre et devant tout faire pour que l’amour triomphe entre Mercredi et Lucas !

Cette comédie musicale a vraiment tout pour plaire ! Et d’ailleurs côté musique, ça déchirait ! haha Dès l’ouverture, la célèbre musique de Marc Shaiman ouvre le bal et tous les spectateurs tapent dans leurs mains … Moi je souriais bêtement en trépignant d’impatience de voir le rideau s’ouvrir ! Cette musique m’a renvoyé à la case enfance directement ! Les acteurs chantent merveilleusement bien ! Les textes sont vraiment à double sens et très drôles ! On ressort avec les paroles en tête ! (« J’suis plus taré que toi ! Oui plus taré que toi !!!!…). De plus la fin du spectacle se termine avec un Tango endiablé entre les époux Addams sur un fond de musique latine et ça en jetait tellement !

Franchement, si vous avez la possibilité de voir cette comédie musicale allez y ! Juste pour faire plaisir à l’enfant en vous ! Il vous le rendra bien … Le show dure deux heures il me semble, et je n’ai absolument pas vu le temps passé ! On était tellement déçu quand ça s’est terminé !  Tout est beau, du décor en passant par les textes et la musique… J’espère qu’ils vont faire un triomphe aussi car ce serait mérité ! Aaaaaah que j’aime Halloween ! Et vous, c’est votre truc les comédies musicales !? ❤

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Christian Dior, couturier du rêve

« Au fond de chaque cœur sommeille un rêve, et le couturier le sait : chaque femme est une princesse. »

Cette citation résume parfaitement le travail et la ligne directrice du grand artiste qu’était Christian Dior ! Depuis le mois de juillet et jusqu’au mois de février, les Arts Décoratifs mettent à l’honneur le célèbre couturier dans une exposition qui retrace les grandes étapes artistiques de sa vie. Grand homme souhaitant transformer les femmes en oeuvre d’art, il n’a cessé tout au long de sa carrière de créer et d’innover ce qui permettra à sa marque de gagner une renommée mondiale !

Ce qui est intéressant à savoir, c’est que Christian Dior vient d’une famille d’inventeurs, d’industriels. Il est né en 1905 à Granville et poussé par ses parents, suit des études de sciences politiques qu’il quitte assez vite. Passionné d’art, il ouvre donc en 1928 une galerie. Un an plus tard, la crise économique faisant rage, toute sa famille fait faillite ! Son côté artiste le sauve, puisque sachant bien dessiner, il devient illustrateur de mode et modéliste pour de grands noms de la mode… Comme quoi, rien n’arrive par hasard ! Il ouvre sa propre maison de haute couture en 1946, fait son premier défilé en 1947 et là c’est la consécration ! Son style est adopté tout de suite. Le monde entier parle de Christian Dior.

« Vous vous trouverez sans argent, mais les femmes vous seront bénéfiques et c’est par elles que vous réussirez », avait prédit une chiromancienne.

C’est intéressant de voir à quel point la scénographie s’inspire directement du passé de Christian Dior. Comme je l’ai dis plus haut, après avoir quitté l’école, il rêvait d’ouvrir sa propre galerie d’art. Son père le soutenu et lui donna des fonds. Et là, il fait des rencontres incroyables et expose des œuvres d’artistes déjà bien connus : Max Ernst, Matisse, Miro ou encore Salvador Dali. Encore une fois, rien n’arrive par hasard ! 🙂 La scénographie s’inspire donc clairement de la vie du couturier et l’exposition se transforme en petite galerie d’art, en petit cabinet de curiosité où se mêlent plusieurs créations, robes, souliers, sacs, parfums, petits objets savamment exposés ce qui permet aux spectateurs de voir toute l’étendu du savoir faire de l’artiste touche à tout qu’était Christian Dior. Plusieurs photographies sont aussi exposées et qui rappellent à quel point la photographie de mode devenait importante pour mettre en valeur les créations des grandes maisons de coutures. Elles servaient clairement à vendre du rêve et à illustrer le « New Look » de la maison de haute couture. Les mannequins se transforment régulièrement en danseuses, en stars hollywoodiennes, en princesses ou en parisiennes hyper chic aux tailles de guêpes ! Dior pouvait donc compter sur son ami et collaborateur Serge Lutens pour immortaliser ses créations et transformer ses mannequins en femmes fatales aux longues jambes et au teint pale.

Toutes ces rencontres d’artistes marqueront en tout cas à tout jamais ses créations puisque très souvent Dior s’inspirera des œuvres de ses amis pour en faire des créations de mode. Je pense notamment au personnage de l’arlequin qui est très récurrent dans l’oeuvre de Picasso ! Le couturier connait un certain goût pour le mouvement surréaliste qui d’ailleurs donne une grande place au rêve, à l’imaginaire… Les couleurs qui émergent de ce cabinet de curiosité évoque tout simplement son rêve ! Il souhaitait habiller les femmes de la tête au pied et qu’elles puissent, en fonction de leur goût personnel, trouver quelque chose à porter ! Le spectateur se balade donc à travers un arc-en-ciel de couleur qui démontre le côté artiste au sens propre (comme un Picasso ou un Dali) du couturier.

En plus de s’inspirer de ses amis peintres, Christian Dior s’inspire même de l’histoire ! Il vouait une réelle passion au XVIII° siècle ! (Tout comme moi 😉 ). Sa maison de couture sur la célèbre avenue Montaigne reflète cet attachement puisque la décoration s’inspire complètement de cet époque. Les boiseries, les dorures, les fauteuils Louis XVI et les canapés Louis XV… Pour lui, c’est le seul moyen de mettre encore plus en valeur ses créations ! Il s’inspire aussi de grands personnages de l’histoire comme la seule et l’unique Marie-Antoinette pour créer des robes tout droit sorties de Versailles ou du Petit Trianon. La mode est un recommencement infini, elle ne s’essoufflera jamais et l’histoire inspirera le monde et les artistes pour toujours… Dior s’inspire aussi des styles hispaniques, asiatiques… Et même de l’orientalisme et de l’Égypte antique. Tout ce qu’il voit lui sert directement d’inspiration et c’est ça non, un vrai artiste ?

« Après la femme, les fleurs sont les créations les plus divines »

Pour moi, cette pensée de Christian Dior prouve totalement l’amour qu’il portait aux femmes et l’envie qu’il avait de les embellir et de les faire éclore à l’image des fleurs. Cette passion pour la nature lui vient encore tout droit de son enfance et du jardin de sa maison familiale de Granville où il aimait se poser et lire. Il aimait dessiner entouré de fleurs ce qui forcément inspira ses créations. Le spectateur arrive donc dans l’univers féerique du couturier, dans son jardin longtemps gardé secret qui se révèle au grand jour. L’univers est vraiment comme dans un comte. Les robes exposées font références à la nature et des tableaux impressionnistes sont accrochés pour les accompagner. Les impressionnistes sont les premiers artistes à sortir de leur atelier afin de capter un instant présent, quelque chose d’éphémère comme par exemple la lumière douce et étrange d’un coucher de soleil ou le vent soufflant sur l’herbe. Dior immortalise de la même manières ses souvenirs à travers ses dessins et par conséquent à travers ses créations.

La maison de couture Dior a connu plusieurs grands noms de la mode qui ont contribué à sa grande notoriété tout au long de sa création. Christian Dior décède brutalement d’une crise cardiaque en Italie mais le rêve de la maison Dior continue même après lui. Le jeune Yves Saint Laurent qui de base était son assistant prend les rênes de la maison en 1957 et c’est un succès ! S’ensuit alors Marc Bohan, Gianfranco Ferré ou encore le très controversé John Galliano en 1996 ! Celui ci donne une image un peu rebelle, et extravagante de la marque… Et encore une fois, c’est un réel succès ! Le rêve continue et ne s’arrête pas !

L’apogée du rêve merveilleux de Christian Dior prend tout son sens dans la dernière salle de l’exposition. Les créations s’exposent et dominent les spectateurs, il y a un jeu de lumière qui donnent l’impression d’être tout droit arrivé dans un autre univers où le doré est omniprésent ! Dior fait d’ailleurs référence aux mots « dieu » et « or » et cette salle prouve que le « créateur » qu’était Christian Dior  a réussi à créer un monde à lui où il est tout puissant, il nous invite à entrer dans son rêve et on en prend plein la vue !

C’est intéressant de voir à quel point le rêve d’enfance de Christian Dior est devenu une réalité pour lui. C’est comme ci il avait été destiné à avoir une vie incroyable. Déjà enfant, il accumulait le savoir, les souvenirs et les inspirations qui rejailliront dans sa vie d’adulte et dans son oeuvre. Et oui, les couturiers sont eux mêmes des artistes tout comme le sont les peintres. Comme quoi, rien n’arrive jamais par hasard et les événements et personnes que l’on rencontre arrivent toujours pour une raison ! Je ne connaissais pas du tout l’histoire de Christian Dior et je le trouve vraiment très inspirant. Qui ne souhaiterait pas que son monde intérieur deviennent son monde extérieur ? En tout cas, c’était vraiment une très belle exposition. On en prend plein les yeux dès que l’on rentre dans une salle, la scénographie est vraiment parfaite et quand je vois tout ce qui a été mis en place, je me dis que ça a vraiment dû prendre un temps considérable ! C’est vraiment une grosse exposition et de gros moyens ont été pris ! Rien qu’à voir les jeux de lumière et les décorations servant à valoriser toutes les créations de Dior… C’est vraiment énorme ! Le seul hic, c’est qu’il y  a vraiment énormément de monde ! C’est vraiment embêtant, on se sent un peu pressé de tout voir, on n’a pas vraiment le temps de se poser et d’admirer. Même pour prendre des photos parfois, c’est délicat ! A cause du monde, mais aussi de la luminosité qui dans certaines salles est vraiment très basses, ce qui fait plein de photos ratées ! Je vous conseille quand même d’aller la voir si vous souhaitez rêver un peu après une mauvaise journée ou bien pour la finir en beauté 😉 !

(Ps : Je viens d’ouvrir une page Facebook pour mon blog 🙂 Donc n’hésitez pas à me rejoindre en cliquant ICI , ça me ferait très plaisir ❤ )

Ma première visite au cimetière du Père Lachaise

Je ne sais pas vous mais moi j’adore l’ambiance qui règne lorsque l’été se termine et que l’automne pointe le bout de son nez. Les feuilles mortes des arbres jonchent le sol, le temps se rafraîchi, le soleil se couche de plus en plus tôt et Halloween arrive à grand pas ! J’adore ! Tout cela me donne envie de me lover chez moi dans un plaid bien douillet devant un bon film de Tim Burton ! L’automne pour moi, c’est la saison du renouveau, une bonne raison de tout reprendre à zéro, de se recentrer sur soi et sur ce que l’on souhaite vraiment faire et devenir ! Bref, j’adore tellement cette saison qui laisse libre cour à mes pensées et à mon imagination ! ❤

Ca faisait des mois et des mois que je pensais à aller faire un tour au cimetière du Père Lachaise ! J’ai entendu tellement de choses à propos de ce lieu mondialement connu ! Tout d’abord ce qu’il y a à savoir c’est qu’il se trouve dans le 20° arrondissement de Paris et plus exactement au 16 rue du Repos… Et ça, c’est plutôt drôle ! Le cimetière porte le nom du prêtre confesseur du roi soleil Louis XIV : François d’Aix de La Chaise. Avant d’être un cimetière, ce lieu servi à de nombreux combats et frondes. Ce n’est qu’en 1803 que la ville de Paris décide de transformer ces dizaines d’hectares en cimetière. L’architecte Alexandre-Théodore Brogniart est chargé de le concevoir. Il en fait un jardin à l’anglaise avec de grosses allées et une nature omniprésente. Chaque religion à sa place au père Lachaise et de nombreuses célébrités y sont enterrés comme par exemple Oscar Wilde que j’adore, ou bien encore les peintres Delacroix et Géricault ! On a d’ailleurs été très étonné par la simplicité des tombes de ces célébrités… On retrouve aussi de nombreux monuments rendant hommages à des groupes de personnes notamment des personnes ayant combattu pour la France pendant les grandes guerres.

Le cimetière a un style très gothique ! En y rentrant j’étais obligée de penser à tout l’univers de Tim Burton ou encore à la Famille Addams ! Quand on voit ces pavés plus du tout droits, ces escaliers tout autant décalés, l’omniprésence des corbeaux tranquillement posés sur les tombes… Et ces tombes ! Tout droit sorties de films d’horreur mais tellement belles ! Il y a une ambiance assez ésotérique dedans et je ne sais pas si ce que je vais vous dire est une légende parisienne ou bien quelque chose de vrai, mais j’ai souvent entendu dire qu’il se passait régulièrement des rites spirituels dans ce cimetière à la tombée de la nuit… Quelle idée d’aller dans un cimetière en pleine nuit ! Surtout que celui-ci, comme je vous le disais, même de jour, dégage quelque chose d’assez mystique ! D’ailleurs, plusieurs tombes sont aujourd’hui protégées à cause de certains fans beaucoup trop démonstratifs ! Je pense à celle d’Oscar Wilde qui s’était retrouvée entièrement couverte de marques de rouge à lèvre ! Une vitre a été posée pour encadrer le monument… Aujourd’hui les marques de rouge à lèvre recouvrent la vitre elle même ! C’est vraiment drôle de voir à quel point des artistes peuvent nous marquer autant ! Un homme a fait sa demande en mariage juste à côté de la tombe d’Oscar Wilde devant nos yeux ! J’ai trouvé ça tellement beau et romantique !

On n’a pas eu le temps de faire entièrement le tour du cimetière, il est tellement immense. C’est une bonne excuse pour y retourner lorsqu’il fera encore un peu plus frais, aux alentours d’Halloween… 🙂 En tout cas, je vous conseille de mettre de bonnes chaussures car comme je vous l’ai dis, la route est plutôt sinueuse ! Ne faite pas comme moi haha ! Au bout de trois heures, je n’en pouvais plus entre les montées, les descentes, les pavés de travers… D’ailleurs pour celles que ça intéresse, voici ce que je porte :

Top et broche : H&M / Jupe : ASOS / Babies : ASOS / Sac : Longchamp

Malheureusement, je ne peux pas poster sur le blog autant que je le souhaiterais mais j’espère être de plus en plus régulière 😉 ! En attendant, vous pouvez me suivre quotidiennement sur mon Instagram où je poste quotidiennement 🙂

A très vite ❤

Totally Crazy

Il y a une semaine, je suis allée pour la toute première fois au Cabaret le plus célèbre de Paris et sans doute le plus renommé au niveau international : le Crazy Horse. Un rêve pour moi qui s’est enfin réalisé puisque je fantasme sur ce cabaret depuis plus de 10 ans ! Encore une fois, c’est grâce à la « Queen Of Burlesque », la splendide Dita Von Teese, que j’ai découvert ce lieu magique où féminité et sensualité sont les maîtres mots !

Pour la petite histoire, le Crazy Horse a été crée par Alain Bernadin en 1951. Celui-ci souhaitait créer un endroit mêlant strip-tease à l’américaine et élégance à la française ! Pari plus que réussi ! Le cabaret se situe au 12 avenue George V dans le 8° arrondissement de Paris, à deux pas de la riche avenue Montaigne et des célèbres Champs-Elysées.

La salle de spectacle se trouve au sous-sol d’un immeuble type haussmannien et y est très intimiste. Elle est toute rose et les lumières sont forcément très tamisées. Il n’y a pas énormément de places, la salle n’est pas profonde et dans un sens, je trouve ça assez sympa puisque peu importe où l’on se trouve dans la salle, on a une très bonne vue sur le spectacle ! On ne choisit pas ses places, un hôte nous accueille et nous accompagne à nos sièges. Moi, j’étais au premier rang telle une groupie ! J’étais au pied de la scène, prête à grimper pour remplacer une danseuse en cas de malaise ou de foulure ! 😀 Non en vrai, j’ai parfois eu peur de me prendre un coup de pied en pleine tête, pour dire à quel point la scène est proche … 🙂 Celle-ci aussi d’ailleurs est très petite mais tellement bien aménagée… Il y a dans certains tableaux des jeux de miroirs, des barres de pole-dance ou encore ce fameux canapé rouge en forme de bouche signé Salvador Dali, le célèbre artiste surréaliste ! Ces accessoires s’orchestrent tous parfaitement sur cette toute petite scène où se succèdent une dizaine de danseuses !

Après « Dita’s Crazy Show », « Désirs », « Feu » ou encore « Dessus Dessous », le Crazy Horse propose un nouveau Show intitulé « Totally Crazy » afin de célébrer les 65 ans du cabaret ! Le spectacle retrace alors l’histoire du lieu avec plusieurs tableaux emblématiques comme par exemple « God Save our Bareskin » ou encore  « U Turn Me On » ! De plus, le cabaret fait honneur à toutes les guets-stars qui ont participé à l’élaboration de tableaux ou qui sont venues se produire sur scène. Parmi ces célébrités on compte bien sûr la Reine du Burlesque Dita Von Teese qui est la toute première guest en 2006 à venir sur scène avec les danseuses du Crazy Horse et apporter sa touche personnelle… Elle est d’ailleurs revenue l’année dernière pour fêter ses 10 ans au Crazy Horse ! La prochaine fois, je ne te raterai pas Dita ! Les danseuses reprennent donc le tableau « Undress To Kill » qu’Ali Mahdavi a crée spécialement pour la reine du burlesque ! On reconnait aussi tout au long du spectacle les fameuses chaussures à semelles rouges signées Christian Louboutin qui a lui aussi participé à l’élaboration de tableaux. Bien sûr la dernière collaboratrice en date du Crazy Horse est aussi très présente à travers les tableaux « la Reine des Cœurs » et « Strip-Tease », je parle bien sûr de Chantal Thomass, reine de la lingerie française ! Ce tableau était vraiment cool puisqu’en plus de montrer la sublime lingerie de  la créatrice, on pouvait entendre une superbe reprise de Britney Spears : Oops I did it again !

Ce nouveau show était vraiment magnifique ! Il n’y a aucune vulgarité mais tellement d’élégance et de raffinement ! Les danseuses sont vraiment splendides et on voit qu’elles prennent plaisir à faire ce qu’elles font, ce sont de réelles artistes ! Les jeux de lumière sont excellents et subliment littéralement les corps. C’est fou de voir ce que la lumière peut donner comme effet…  C’est vraiment beau à voir et si vous avez l’occasion un jour d’y aller, n’hésitez pas ! Je n’ai pas vu les 90 minutes passées ! Les tableaux se succèdent les uns après les autres sans que l’on voit le temps passer. On rentre vraiment dans un autre univers ! J’ai particulièrement apprécié les touches d’humour qu’il y a dans le show et qui représentent bien ce qu’est une Crazy Girl : une femme forte, sensuelle, amusante et pleine d’auto-dérision !

« Too Young to Wed – Mariée trop jeune » de Stephanie Sinclair

IMG_6303L’art connaît plusieurs rôles, mais quels sont ses réelles fonctions ? Parfois, il ne sert absolument à rien, juste à être beau. Souvent, il est un témoin de l’histoire et pousse ses spectateurs à se poser des questions sur le monde qui les entoure. Il arrive aussi que des artistes l’utilisent pour dénoncer des faits. C’est le cas de la talentueuse photographe américaine Stephanie Sinclair. Pendant quinze ans, elle s’est consacrée à sa série « Too Young to Wed – Mariée trop jeune » pour dénoncer le mariage forcé des enfants dans plusieurs pays. Elle a parcouru le monde entier, rencontré ses petites filles et immortalisé leur vie afin de faire bouger les choses. Elle crée d’ailleurs une ONG mettant en avant ses photographies et vidéographies afin de lever les politiques. Elle collabore avec énormément d’ONG internationale et d’associations locales pour que cette pratique cesse. D’après Amnesty International, 51 millions de filles de moins de 18 ans sont déjà mariées dans le monde… Dans à peine dix ans, 100 millions de plus le seront à leur tour. Dans son exposition actuellement sur le toit de la grande arche de la Défense, Stephanie Sinclair nous raconte l’histoire de ces petites filles.

Vous souvenez- vous de la petite Nujoud ? L’histoire de cette petite fille a fait l’effet d’une bombe dans le monde entier ! La voici tout sourire, voile au vent pour représenter sa liberté. Cette photographie a été prise deux ans après son divorce lorsque Nujoud, petite fille vivant au Yémen, a 12ans. Elle est mariée de force par son père lorsqu’elle n’a que 9 ans à un homme de 20 ans son aîné. Battue et violée elle décide d’aller porter plainte et de demander le divorce. Elle a de la chance de tomber sur les bonnes personnes… Malheureusement, toutes les petites filles n’auront pas cette chance là. Dans cette exposition, nous entrons directement dans l’intimité de ces petites filles.

En arrivant sur les lieux, on apprend que « toutes les deux secondes, une jeune fille est mariée contre son gré, soit 39 000 filles chaque jour, dans plus de 50 pays à travers le monde »… Ca fait beaucoup de chiffres et ils sont plus qu’accablant ! Ces petites filles, qui de base ont de très grandes ambitions, se retrouvent tout d’un coup avec un foyer à gérer et un devoir conjugal à « respecter ». Elles quittent l’école pour devenir des esclaves, de simple objets ne servant qu’à faire des enfants. En plus d’un traumatisme psychologique certain, elles subissent d’énorme problèmes de santé dus à des grossesses beaucoup trop précoces. Beaucoup de jeunes filles meurent en donnant naissance à leur enfant et il y a beaucoup de morts-nés… Mais dans certains pays, les « traditions » sont plus importantes que tout.

« Dès que je le voyais, je me cachais, je le detestais » Tahani, elle a 6 ans lorsqu’elle se marie avec Majed, 25ans.

En effet, les familles subissent des pressions pour marier leur fille au plus vite. Plus les filles sont jeunes, plus la dote sera élevée. Sans parler du culte de la virginité… Les hommes toujours très âgés quand on les compare à leur promise, recherchent des femmes complètement soumises… Donc quoi de mieux qu’une enfant ? 😦 De plus la pauvreté est un gros facteur. Comme je le disais, plus les filles sont jeunes plus la dote sera élever. Les filles sont moins intéressantes que les garçons, elles ne sont qu’une bouche en plus à nourrir donc autant la confier à quelqu’un d’autre qui se chargera d’elle… Beaucoup de parents pensent que ces mariages précoces sont les meilleurs choses qui puissent arriver à leurs filles, qu’elles seront protégées par leur mari et leur belle-famille. La pauvreté amène souvent les petites filles à faire la manche dans la rue, là où elles peuvent être victimes de prédateurs sexuels, de trafique d’enfants… Les parents préfèrent donc désigner eux-mêmes le bourreau de leurs filles mais je ne suis même pas sûre qu’ils en aient conscience ! Cela fait donc d’eux des complices, alors, vers qui peuvent se retourner ces petites ? Elles sont obligées de subir. C’est un cercle vicieux.

Ces fillettes se retrouvent donc avec une vie d’adulte. Elles quittent l’école et leurs camarades de classe. Elles rencontrent de nombreux problèmes de santé autant physiques que psychologiques. Le mariage précoce favorise énormément la propagation des maladies sexuellement transmissibles notamment le VIH qui est un véritable fléau ! Les violences domestiques deviennent leur quotidien. Certaines sont plus que maltraitées… Honnêtement il y a énormément de photos que je n’ai pas pu prendre car les images étaient très dures à regarder… Ces jeunes épouses vivent dans une peur constante, sont régulièrement battues et violées. Leur enfance a été enlevée et personne ne vient les protéger. Elles ne peuvent même pas compter sur leurs parents. Elles endurent… Et vient un jour où elles tombent enceintes. Les grossesses précoces amènent de nombreuses complications. C’est la première cause de mortalité chez ces jeunes filles puisqu’elles sont physiquement immatures, leur corps n’est pas complètement formée et n’est carrément pas apte à porter un enfant et à subir un accouchement. Le pire, c’est que lorsqu’elles survivent à leur accouchement, elles deviennent bien souvent des parias de la société et sont rejetées par leur famille et leur mari puisqu’elles souffrent d’incontinence et de nombreuses légions ! Elles deviennent inutiles…

Il y a un thème aussi qui m’a vraiment choqué : l’excision. Cette pratique horriblement barbare est une mutilation génitale féminine. Il s’agit de l’ablation partielle ou totale des organes génitaux et franchement, je vous passe les détails… Cette pratique est très dangereuse. Elle est réalisée dans des conditions atroces sur de très jeunes filles et à vif ! Il n’y a pas de soins, aucun suivi et à vrai dire, absolument rien ne justifie cet acte ! Et pourtant, cette pratique est vraiment très ancrée dans les mentalités. Les complications physiques sont nombreuses et je parle même pas du traumatisme psychologique… Les petites filles ne peuvent pas y échapper. L’excision est une violation des droits de l’enfant et heureusement que des organismes dénoncent cela ! Ici encore, impossible de prendre des photos. Le monsieur qui se trouvait à côté de moi n’arrêtait pas de souffler tellement qu’il était consterné !

Stéphanie Sinclair fait aussi référence à la guerre et particulièrement à Boko Haram. Ces jeunes filles ont été enlevés chez elle et quand leurs parents ont tenté de les protéger ils ont été tués devant elles … Elles se retrouvent dans des cages complètements nues et servent comme esclaves sexuelles, comme motivation aux troupes… Elles sont mariées de force à des combattants et servent à enfanter les futures troupes. C’est une vie d’horreur ! Heureusement certaines arrivent à s’enfuir et elles osent témoigner devant l’objectif de la photographe ce qui prouve la confiance qu’elles ont envers Stephanie Sinclair. Leur retour chez elles est souvent très difficile puisque tout le monde les suspecte d’être des espionnes, des collaboratrices mais elles ne perdent pas espoir de retrouver une vie « normale ».

On pourrait penser que ce genre de choses n’arrivent que dans les pays très pauvres qui ne connaissent que la misère mais non ! Même dans les pays dits « développés » le mariage précoce existe ! Voici une nouvelle histoire qui a fait le tour du monde il y a quoi, à peine quelques années ? Je parle de l’histoire de Warren Jeffs, cet américain tout droit sorti du Texas ! Cet auto-proclamé prophète de l’église fondamentale des saints des derniers jours qui avait environ 70 femmes dont certaines avaient moins de 15 ans et qui en plus, abusait sexuellement de ses neveux… Oui, un charmant homme !

Dans la plupart des États américains, le mariage n’est autorisé qu’à partir de 18 ans ! Mais il peut y avoir des exceptions si les parents donnent leur accord. Par contre, dans le Massachusetts par exemple, l’âge légal est de 12 ans … D’autres États n’ont donné aucune limite d’âge. Mais bon, quand on est saint d’esprit et qu’on a la lumière à tous les étages, on n’a pas l’idée de marier sa fille aussi jeune ou même, de la marier tout court, on la laisse faire ses propres choix ! Dans l’église des saints des derniers jours, une branche du mormonisme (mouvement considéré comme une secte), les choses sont bien différentes ! En effet, la polygamie est plus qu’acceptée. Elle est monnaie courante. Les jeunes filles sont élevées dans le but de devenir des petites épouses et le pire, c’est que pour elle tout est normal. Lorsque les services sociaux et les forces de polices ont fait un assaut dans leur immense propriété elles ont défendu leur mari, leur foi et leur mode de vie ! Et pourtant les femmes dans cette communauté sont elles aussi exploitées et abusées mais leur gourou, Warren Jeffs, leur a tellement lavé le cerveau… Tout ce qu’on leur demande c’est de faire des enfants afin d’agrandir la communauté. Elles sont donc mariées très très jeunes et souvent à des hommes beaucoup plus âgés ! Cette histoire est considérée comme la plus grande affaire concernant la maltraitance d’enfants de toute l’histoire des États-Unis ! Le procès dure 30 jours et Warren Jeffs est incarcéré à perpétuité ! De très nombreux tests ADN ont prouvé les abus de hauts dignitaires commis sur de très jeunes filles !

« Le mariage précoce est la négation de tous nos droits, aucune société civilisée ne sauraient le tolérer », Chef Mwenda, une militante, au sud de Lusaka.

Heureusement qu’il y a des personnes, des enseignants, des organismes, des avocats, des juges et des associations qui se battent contre le mariage précoce ! Cette pratique n’est en réalité qu’une autorisation à la pédophilie, un réel trafique d’enfant qui se passe aux yeux de tous et qui conditionnés par certaines sociétés. En plus de faire des ravages psychologiques et physiques sur des enfants, ces mariages forcés ralentissent de manières affolantes la lutte contre la pauvreté et contre l’inégalité entre les hommes et les femmes ! Ces petites filles rêvent parfois de devenir médecin, mais on leur enlève leur chance de réussir et de réaliser leurs rêves. On leur retire le choix de mener leur vie comme bon leur semble ! C’est un combat qui se fait à l’international mais aussi localement ! En Afrique, de nombreux chefs religieux et traditionnels ainsi que des femmes ayant connus ce triste sort combattent chaque jours avec acharnement cette pratique !

Stephanie Sinclair réussi très certainement son pari… Son exposition fait beaucoup parler ! Elle arrive à faire quelque chose de beau en évoquant un sujet assez délicat. En sortant de cette immense salle, on est obligé de penser à ces petites filles et à la chance que nous avons de vivre aussi librement. Personnellement, je ne savais même pas si je pouvais dire que c’était une belle exposition à cause de toutes ces images assez dures à regarder, mais au final, je peux dire que c’était une TRÈS bonne exposition qui pousse à la réflexion et qui réveille sans doute les consciences !

The Rocky Horror Picture Show

S’il y a bien un film dont je ne me lasse absolument pas, c’est bien The Rocky Horror Picture Show ! Je l’ai découvert au lycée, un peu à la même époque où je découvrais simultanément l’univers de la photographe Irina Ionesco et celui du cinéaste Stanley Kubrick ! Ambiaaaaaaaaance !

The Rocky Horror Picture Show est à la base une comédie musicale créée par Richard O’Brien en 1973. Deux ans après seulement, la comédie musicale est adaptée en film avec pour acteur principal : Tim Curry ! Le scénario est plutôt simple, Brad Majors et Janet Weiss, fraichement fiancés, décident d’aller rendre visite à leur ancien professeur. Mais en pleine nuit, l’orage grondant et sous une pluie battante, voilà que le pneu de leur voiture éclate ! A l’époque, impossible d’appeler une dépanneuse avec son Iphone, la seule solution reste donc de s’aventurer à travers la forêt et de suivre la lumière pour atterrir enfin dans un manoir peu rassurant… Tout cela en chantant bien sûr, parce que c’est carrément plus cool ! Le jeune couple arrive alors en plein milieu d’une fête plus qu’étrange et le personnel des lieux s’avère être encore plus inquiétant ! Là, ils font la rencontre du maître de maison. Ce dernier fait une entrée digne du Comte Dracula. Un Dracula ayant certes abusé de l’eye-liner et du blush : le Dr Frank-N-Furter.

Ce film (ou plutôt cette comédie musicale) est clairement une parodie de films d’horreur et mélange plusieurs genres comme par exemple la comédie, le fantastique et même la science-fiction. Plusieurs passages ainsi que plusieurs personnages font références à de grandes figures de l’horreur comme par exemple cité plus haut, le Comte Dracula, ou bien encore Frankenstein. Le film n’est pourtant en rien horrifique. Pour moi, il joue avec le grotesque. Il y a vraiment des scènes à pouffer de rire, des parodies de films d’horreurs notamment lors de la scène du « rockeur-zombie » Eddie qui est achevé une seconde fois par le Docteur Frank-N-Furter sous les cris plus qu’exagérés et stridents de son amante, Columbia.

De plus, tout vacille dans ce manoir comme si Brad et Janet avaient quitté le monde réel, qu’ils avaient atterri sur une autre planète… Et c’est le cas de le dire ! Les personnalités changent complètement. Janet, qui au début de l’histoire est une fille « bien sous tout rapport », se transforme complètement en entrant au Manoir pour devenir une femme assez légère. Elle se laisse tranquillement aller au plaisir de la chaire avec tout le monde (j’exagère juste un peu ! 😉 ) sauf son fiancé ! Le film joue clairement avec les images, les étiquettes et les genres.  C’est d’ailleurs intéressant de voir le paradoxe qu’il existe entre d’un côté, Brad et Janet qui sont très pudiques et très respectueux, et de l’autre côté, les habitants du manoir qui n’ont vraiment aucune limite ! La barrière entre les deux peut très vite être franchie ! Il n’existe vraiment aucun interdits dans le manoir du Docteur !

Cela a d’ailleurs énormément été reproché aux films. Par conséquent, il n’a pas été un franc succès à sa sortie. En effet, les gens trouvaient que le film prônaient de très mauvaises valeurs et le jugeait beaucoup trop sexuel. Des thèmes assez tabous tels le sexe, la drogue ou encore le voyeurisme y sont clairement abordés et même chantés très gaiement ! Les danses sont plus qu’explicites… Je me doute donc que ce « midnight movie » a du faire un sacré scandale à  son époque ! Mais bon, en attendant, 40 ans après, le film est encore programmé dans certains petits cinémas ! Notamment dans quelques petites salles de Paris à chaque Halloween ! 🙂 Il existe encore énormément de fans aujourd’hui, le film est vraiment devenu culte !

Personnellement, je connais toutes les chansons par cœur… 😀 Elles accompagnent parfaitement l’univers du film et en disent long sur les personnages ! Elles ne sont pas contre jamais innocentes… L’esthétisme du film est aussi vraiment chouette ! Tout se joue comme dans une pièce de théâtre. Les décors sont vraiment sympas sans parler des costumes (quand il y en a 😉 ) ! C’est quand même assez osé pour un film de ces années là ! Tim Curry est plus que génialissime dans ce rôle de sadique à porte-jaretelles et talons hauts ! La première fois que je l’ai vu, je ne savais même pas que c’était lui qui jouait le rôle du Docteur Maboule ! Ça m’a vraiment étonné ! Je  le trouve vraiment parfait ! J’adore tous les personnages ! Les folles amies Magenta et Columbia qui se moquent sans cesse du pauvre couple. Riff Raff (interprété par Richard O’Brien lui même) le serviteur bossu plus qu’effrayant qui ne met pas du tout à l’aise avec son teint blafard et sa voix plus que grotesque… Et ce couple si mignon que forme Brad et Janet, qui en arrivant dans ce manoir de fous, vrille complètement… Tout n’est qu’exagération dans The Rocky Horror Picture Show ! De plus, je suis obligée de terminer avec le « Sweet Transvetite » puisqu’on ne peut que s’attacher au Docteur Frank-N-Furter ! Il est tellement drôle, tellement libre qu’on en oublie très aisément sa folie ! Et comme il le chante si bien :

« Don’t judge a book by his cover » ❤

Docteur

Exposition « Olga Picasso » au Musée Picasso Paris

Afin de fêter le centenaire de la rencontre du couple Picasso, le musée Picasso Paris organise actuellement une exposition. Celle-ci retrace toute la période « Olga Picasso » du peintre. Née dans l’empire russe en 1891, Olga Khokhlova est une jolie danseuse de ballet. Elle devient la femme de Pablo Picasso en 1918 et marquera à jamais l’oeuvre de son mari. Modèle privilégié, véritable muse, femme tourmentée… L’exposition dépeint un nouveau portrait d’Olga Picasso.

La visite commence avec des portraits d’Olga qui témoignent de son état d’esprit lorsque son mari la rencontre. Nous faisons face à une femme mélancolique, triste, enfermée dans ses pensées. Elle est souvent représentée la tête baissée et elle n’esquisse aucun sourire. Elle semble toujours perdue dans un livre ou en train d’écrire. Cela s’explique par le contexte historique puisque quand Olga Khlokhlova quitte son pays, celui-ci est en pleine révolution et une guerre civile fait rage. Elle perd tout contact avec sa famille et lorsque celui-ci reprend, sa mère lui annonce que son père et ses frères (colonel et officiers) rejoignent les forces anti-révolutionnaires. Pablo Picasso capte cette inquiétude omniprésente chez sa femme qui se sent impuissante face au drame qui se déroule dans son foyer. Son regard est inexpressif, lointain… Le peintre s’inspire de la détresse de sa femme et l’immortalise à jamais.

Il existe aussi très certainement une culpabilité de la part d’Olga puisque lorsque la guerre civile fait rage dans l’empire Russe et qu’elle affecte de manière considérable sa famille, de l’autre côté à Paris, l’oeuvre de son mari connait une forte reconnaissance. Le couple connait alors une ascension sociale qui leur fait rencontrer le plus beau monde de la capitale française et qui leur fait accéder aux plus belles soirées mondaines de l’époque. Mais dans un coin de sa tête, Olga pense toujours à son père porté disparu et aux membres de sa famille coincés dans son pays natale qui subissent une grave crise économique et alimentaire.

Malgré tous ces malheurs, Olga reprend un peu goût à la vie grâce à la naissance de son fils Paul en 1921. Il devient l’objet de toute son intention. Cela crée un nouveau sujet de prédilection pour Pablo Picasso : la maternité. Sur ses toiles, il met en scène Olga avec son fils, une douceur se dégage des toiles certainement grâce à l’omniprésence des courbes. La naissance de Paul a amené avec lui un retour au calme et à la sérénité. Picasso est très fier de son fils. Il adore le peindre lorsque celui-ci dessine paisiblement, cela faisant certainement écho à sa propre enfance. Les époux sont plus soudés que jamais. Ils envoient très régulièrement de l’argent à la famille d’Olga pour les soutenir et continuent à correspondre avec elle par courrier pour garder le lien.

Le couple se dégrade considérablement lors de leur voyage à Monte Carlo. Picasso enchaîne les portraits de danseur, ce qui ne fait que de rappeler à Olga son rêve inachevé. En effet, suite à une blessure, elle a du arrêter sa carrière de danseuse. En plus de cela, Picasso entretient une liaison avec une jeune femme de seulement 17 ans, ce qui rend Olga encore plus amère qu’ordinaire. Marie-Thérèse Walter devient même la muse de Picasso puisqu’elle l’inspire pour toute une série de « Baigneuses ». Elle semple beaucoup plus fraîche, plus amusante et plus sensuelle qu’Olga aux yeux de l’artiste. Les époux se séparent en 1935 mais restent mariés jusqu’à la mort d’Olga en 1955.

Olga Picasso hantera jusqu’au bout l’oeuvre de son mari. Son visage se transforme, il est déformé, plus menaçant, agressif et reflète la manière dont le couple s’est détruit. Son ombre est toujours là, coincée dans son atelier. De plus, le peintre utilise des thèmes violents comme la corrida pour évoquer sa vie personnelle. Il utilise ces thèmes comme des métaphores faisant référence à la relation conflictuelle qu’il entretenait avec sa femme.

Cette exposition retrace donc la vie de ce couple et plus particulièrement les pensées si tourmentées d’Olga Picasso. Elle s’est retrouvée coincée entre deux univers si différents au point d’y ressentir une forte culpabilité et une impuissance évidente. D’un côté sa vie de bohème auprès de son célèbre mari et de l’autre l’image de sa famille tourmentée dans un pays en pleine guerre civile. Seul son fils Paul réussi à la ramener quelque temps à la vie. Elle est sans doute la personne qui aura le plus marquer l’oeuvre de Pablo Picasso puisque jamais il ne l’oubliera…

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« Nous soussignés Olga Khokhlova et Pablo Picasso de vivre jusqu’à la mort en paix et amour. Celui qui cassera ce contrat sera condamné à mort. »

Serment d’amour d’Olga et Pablo Picasso, le 4 mars 1918.