L’art du pastel de Degas à Redon

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Cette semaine, je me suis rendue au Petit Palais pour l’exposition consacrée à l’art du pastel ! Cette exposition me trottait dans la tête depuis un moment et comme elle se termine bientôt, je me devais d’y aller ! Ordinairement, je suis plus attirée par des expositions aux thèmes un peu plus frivoles ou bien consacrées à des artistes que j’affectionne particulièrement mais je trouvais plutôt intéressant le fait qu’une technique puisse être au centre d’une exposition. Bref, cette exposition est vraiment un bon moyen d’en apprendre plus sur une technique qui m’est presque inconnue. Et puis… Degas ? Redon ? Ça ne pouvait que me plaire ! J’ai d’ailleurs une passion pour le symboliste Odilon Redon. Pour le symbolisme tout cour ces temps-ci à vrai dire… Mais ça, c’est une toute autre histoire !

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Exposition « Women House » à la Monnaie de Paris

La Monnaie de ParisSi vous me lisez un peu, vous savez que je suis ce que j’appelle une féministe féminine, une féministe des temps modernes quoi ! J’en avais déjà parlé un peu dans un article : ma vision du féminisme en 2017. Alors, quand j’ai découvert sur Instagram, cette exposition à la Monnaie de Paris qui mettait en avant QUE des artistes féminines et qui abordait le sujet du statut de la femme dans la société… Forcément, je ne pouvais qu’y aller ! Cette exposition tombe tellement à pic pour moi. Je suis actuellement dans une phase où je me pose beaucoup de questions, comme toujours ! Le jour où je ne m’en poserai plus c’est que j’aurais les deux pieds dans la tombe ! 😂 Découvrir des femmes fortes et puissantes m’inspirent tellement. Elle m’éduquent, m’instruisent et me poussent à devenir mon propre fantasme ! 😉

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Pierre et Gilles – Le temps imaginaire

Hier, après plusieurs années d’attente, j’ai enfin pu voir une exposition consacrée au duo d’artistes  Pierre et Gilles ! J’en rêvais royalement ! Je les ai découverts à l’époque du lycée et depuis, ils ne m’ont jamais quitté. J’avais déjà vu certaines de leurs œuvres dans des expositions à thème notamment l’exposition « Masculin / Masculin » au musée d’Orsay  en 2013 me semble-t-il… Mais mon rêve ultime était de voir ces toiles acidulées et kitschs à souhait dans un endroit qui leur serait entièrement dédié ! Il y a quelques mois, une exposition était organisée au Havre pour fêter leur 40 ans de collaboration… Mais j’attendais toujours celle qui serait organisée sur Paris !  C’est maintenant chose faite puisque jusqu’au 10 mars, vous pourrez aller admirer l’oeuvre de ces génies à la Galerie Templon au 30 rue Beaubourg, juste derrière le musée Georges Pompidou ! ❤

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Le jardin secret des Hansen

Wilhelm

Lors de ma visite au musée Jacquemart André, j’en ai profité pour aller admirer une collection tout droit venue du Danemark. L’exposition est intitulée « Le jardin secret des Hansen » et honore les peintres français du XIXème siècle. Ce sera un article court car le sujet me parle beaucoup moins que mon habituel « bling bling » que j’affectionne tant mais je trouve tout de même que c’était une belle exposition avec de super tableaux ! Donc pourquoi ne pas aller les admirer ?

Alors, dans la catégorie passionné d’art, je vous présente Monsieur Wilhelm Hansen ! Ce danois né en 1868 est un amoureux de l’art impressionniste et plus particulièrement de l’art moderne français. Pendant deux ans, avec son épouse Henny tout aussi passionnée que lui, il accumulera une folle collection de tableaux signés par les plus grands : Monet, Manet, Degas en passant par Gauguin et Sisley et tant d’autres… Leur collection devient une vitrine de l’art moderne français au Danemark !  Dans leur Manoir, une galerie d’art rassemblant toute leur collection est ouverte au public. Aujourd’hui leur demeure est devenue un musée.

Commençons d’abord par définir ce qu’est ce fameux courant artistique : l’impressionnisme. L’impressionnisme a été une révolution. Un artiste classique restait dans l’ombre caché dans son atelier avec son modèle. Il y avait quelque chose de très intimiste. Or, arrivé au XIXème siècle, les artistes deviennent de plus en plus curieux et souhaitent peindre de nouveaux sujets, des scènes de la vie de tous les jours. Ils décident donc de sortir avec leur matériel, n’importe quel endroit se transforme alors en atelier. Les artistes impressionnistes offrent une grande place à la nature, à la lumière, au soleil. Ils souhaitent capter des moments précis, quelque chose d’éphémère qui ne se reproduira jamais : un levé de soleil, des ombres, des nuances… C’est une façon d’immortaliser un moment présent qui ne se répétera jamais pour l’éternité. Côté technique picturale aussi il y a une évolution, les coups de pinceaux sont beaucoup plus visibles et parfois presque grossiers. On voit notamment la naissance du pointillisme. Tout est une question de forme pour les impressionnistes. Faire de l’art pour l’art, créer une vérité, quelque chose à l’identique, un peu comme le ferait la photographie.

« Donner l’illusion de la vie est pour moi le principal dans une oeuvre d’art – tout doit y contribuer : la forme, la couleur, la facture. C’est la vie qui donne l’émotion »  – Alfred Sisley

Les œuvres de ces artistes sont marquées par le mouvement. On s’imagine très aisément les vagues cogner contre les rochers, le vent souffler sur les arbres et la fumée s’échapper des usines. Ce mouvement est même souvent perceptible par les traces de coups de pinceaux que l’on peut voir sur les toiles comme je le disais plus haut. C’est ce que veulent les peintres : nous montrer la réalité telle qu’elle est. Ils tentent de faire oublier toute la symbolique des choses, la psychanalyse, ils souhaitent simplement créer.

En plus des paysages, la vie quotidienne devient un sujet prédominant. On a tous en mémoire les célèbres scènes de bals et autres guinguettes de Renoir. Les artistes reproduisent de plus en plus ce qu’ils voient et non plus ce qu’ils imaginent ou ce dont ils fantasment. Il y a quelque chose de beaucoup plus cartésien et de plus terre à terre. Une simple femme en train de se coiffer peut inspirer Edgar Degas. Il va alors décider de la mettre en mouvement, d’examiner son geste et de le retranscrire sur sa toile. Même Odilon Redon, connu pour être un grand rêveur et symboliste se met à faire de « simples » natures mortes.

Les couleurs utilisées deviennent de plus en plus acidulées un peu comme si la réalité elle-même pouvait être un rêve. C’est ce que l’on trouve notamment dans les œuvres de Gauguin. On trouve dans la nature ce qu’il y a de plus beau et les artistes le prouvent.

Dans cette exposition, il y a vraiment quelque chose de pure qui se dégageait, de doux et d’agréable et je pense que c’est ça que les artistes souhaitaient donner comme impression. Il y a une forme de lenteur, comme si le temps s’arrêtait et c’est encore le sentiment que j’ai aujourd’hui lorsque je me remémore les instants passés au Musée Jacquemart André. Ces paysages pourtant statiques nous donnent vraiment l’impression du vent qui souffle et d’arbres qui bougent. C’est très poétique. La nature y est vraiment reine et c’est auprès d’elle que ces peintres impressionnistes trouvaient leur inspiration. Avec elle, une nouvelle manière de créer a émergé. Le peintre veut tout simplement découvrir le monde et ce qu’il peut lui apporter à lui et son art.

Visite du Musée Jacquemart André

Après plusieurs semaines (mois) à me dire qu’il fallait absolument que j’aille visiter le musée Jacquemart André, j’y suis enfin allée ! AMEN ! J’ai profité d’un temps pluvieux pour m’y aventurer ! Encore une fois, je l’ai découvert grâce à Instagram ! 😉 J’adore découvrir ce genre de pépite où se mêlent œuvres d’art et mobiliers anciens. Ces lieux racontent une histoire qui perdure à travers le temps.

Tout comme le musée Nissim de Camondo ou encore le musée Cognac-Jay, ce musée était à la base un hôtel particulier. Edouard André, un homme appartenant à la haute bourgeoisie (of course !) décide de construire son hôtel sur le célèbre boulevard Haussmann à Paris en 1868 ! Encore une fois, l’architecture du bâtiment s’inspire de l’art classique… Symétrie, belles lignes, colonnes corinthiennes, rien de plus canon quoi ! Il rencontre une artiste portraitiste assez reconnue : Nélie Jacquemart. Celle ci expose d’ailleurs ses œuvres au Salon. Le Salon, c’est genre… La Fashion Week du tableau ! Tout ça pour dire qu’elle est assez connue ! Edouard André lui demande de peindre son portrait. Cette petite collaboration se transformera en histoire d’amour et aboutira sur un mariage en 1881. En même temps une artiste et un passionné d’art, ils étaient fait pour être ensemble ! ‹3 Nélie aide son mari dans ses projets et le soutient. Elle participe à la mise en place des collections comme une scénographe le ferait aujourd’hui. e couple souhaite accumuler un maximum d’oeuvres d’art, objets ou encore mobiliers d’époque pour les exposer dans leur hôtel. Avec l’argent qu’a hérité Edouard de ses parents, il peut aisément se permettre de se payer toutes les œuvres dont il rêve sans jamais compter !

La beauté de ce lieu est saluée par tous ! Tout le beau monde de Paris s’y rend. Que ce soit aux réceptions ou aux bals organisés par les époux Jacquemart André. Ils réinventent sans cesse l’espace de leur hôtel. Ils apportent de nouvelles choses à chaque voyages. Pas seulement des tableaux ou des sculptures, mais aussi des fresques, des tapisseries italiennes, des boiseries… Ils ne s’arrêtent jamais ! C’est une vraie passion pour eux. S’ensuit alors des années de bonheur pour ce couple qui n’aura par ailleurs jamais d’enfants. Tout leur temps est consacré à leur passion et aux voyages.

Lorsque André décède à 60 ans, il lègue tout à sa chère et tendre. Dévastée par la perte de son époux, Nélie Jacquemart doit aussi subir l’avarice des cousins d’Edouard qui veulent absolument récupérer la fortune du défunt. Heureusement, Nélie obtiendra gain de cause.

Seule, elle continue à voyager à travers le monde entier. Elle part jusqu’au Japon mais aussi en Inde pour enrichir encore plus sa collection. A sa mort, elle lègue l’hôtel particulier à l’Institut de France en précisant TOUT dans un testament. Quand je dis « TOUT », j’entends par là qu’elle va jusqu’à préciser comment les œuvres doivent être placées et les modalités de visite ! En même temps, cet hôtel est le travail de tout une vie ! Nélie souhaite que leur collection servent à enseigner… Je trouve ça tellement cool qu’aujourd’hui on puisse encore s’y rendre et voir des choses qu’il y avait déjà à l’époque au XIX ème siècle ! C’est dingue quand on y pense… L’hôtel devient alors officiellement le Musée Jacquemart André en 1913.

Ce musée est vraiment très très beau ! C’était le moment idéal pour y aller puisque le temps créait un magnifique clair-obscure dans les salles ! Il y a énormément de choses à voir. Plusieurs salons où le couple Jacquemart André recevait leurs invités. Il y a aussi des salons privés comme par exemple le cabinet de travail et des anti-chambres. Ça me faisait un peu penser à Versailles et aux salles de jeux que l’on peut y trouver.

Il y a aussi un petit musée italien où l’on peut trouver énormément de sculptures, tableaux et boiseries tout droit arrivés d’Italie ! Ils étaient passionnés par l’art Renaissant et l’Italie est le berceau de ce courant artistique.

Les chambres de Nélie et Edouard sont aussi à l’identique ! Oui, ils faisaient chambre à part… HAHA Ca m’a un peu étonné puisque qu’on se trouve quand même presque en 1900 ! Après, ça se passait peut être comme ça dans la haute bourgeoisie ! En tout cas, ce que l’on peut trouver comme mobilier dans les chambres est vraiment canon ! Ça me fait tellement rêver ce genre décor ! J’adore ! Les petites lampes, les paravents, les imprimés, le lit à baldaquins, les fauteuils Louis Philippe… ❤ Autant dire que j’ai pris un sacré plaisir à y errer !

Rubens, portraits princiers au Musée du Luxembourg

ENFIN ! Me revoilà avec un nouvel article ! Je reviens donc avec la suite de mon article consacré à l’exposition sur Rubens au Musée du Luxembourg. Pour tout vous dire, si j’ai mis autant de temps à revenir sur le blog c’est parce que j’ai participé au court métrage de mon ami entant que costumière  ! Vous avez sûrement pu voir quelques photos si vous me suivez sur Instagram 😉 ! C’était une super expérience que j’espère vite réitérer ! Forcément, le projet m’a prit pas mal de temps et beaucoup d’énergie puisque j’enchaînais directement après mon travail. Je n’avais vraiment aucun temps à consacrer à mon blog et lorsque je rentrais le soir je n’avais qu’une envie : DORMIR ! Me voici donc pour vous parlez de cette exposition ! 😉

J’ai un peu parlé de Rubens dans les grandes lignes dans mon précédent article ! Je parlais du lien qu’il y avait entre lui et la Reine de France Marie de Medicis (1573-1642) et comment ce peintre avait atterri à la cour à peindre les plus puissantes têtes couronnées ! L’exposition commence d’ailleurs à raconter l’histoire de ce duo ! La reine, épouse du roi Henri IV, souhaite immortaliser leur union et choisi alors Rubens pour créer cette dernière preuve d’amour. Commence alors une longue collaboration entre ces deux personnages. Rubens devient le peintre officiel de celle que l’on appelle la « Reine Mère ».

L’exposition revient d’abord sur sa formation. Rubens est grandement connu pour ses peintures religieuses et mythologiques. La mythologie greco-romaine est clairement le thème favori des artistes à travers plusieurs périodes puisqu’il permet de raconter des histoires mettant en scène des héros. De plus, les figures grecques représentent la perfection… On pouvait peindre une Vénus complètement nue ou une Diane sortant du bain sans que cela ne cause aucune controverse. Or, si les artistes peignaient une « vraie » femme, la censure était assurée ! Tout était une question de mœurs. Le nu, le vulgaire, était réservé au pamphlet. Les déesses étaient donc une très bonne raison pour faire du nu sans avoir de problème ;). Mais voici que l’on s’égare…

Concernant Rubens, il décide de partir en 1600 en Italie sous les conseils de ses proches pour parfaire sa technique, étudier au cœur de l’art renaissant et s’entourer des meilleurs. Il y a une réelle volonté chez lui d’exceller et de devenir LA référence ! Les peintres flamands sont d’ailleurs réputés pour être de très bons portraitistes. A seulement 23 ans, il se fait remarquer par le Duc de Mantoue, Vincent de Gonzague, pour qui il peindra plusieurs portraits et deviendra officiellement peintre à la cour. Grâce à l’argent que lui donne le Duc, Rubens a le luxe de voyager à travers l’Italie et d’étudier les plus grands artistes. Titien, Michel-Ange, Caravage, Raphael, Leonard de Vinci… Ces grands artistes influenceront énormément son travail. Plus qu’un simple peintre, Rubens rêve de devenir un savant de la peinture. Il étudie donc le travail des plus grands !

Suite à la maladie de sa mère, Rubens est obligé de quitter l’Italie et de rentrer chez lui à Anvers. Là, sa notoriété le surpasse et on lui propose une offre qu’il ne peut refuser : Albert d’Autriche et son épouse Isabelle d’Espagne, souverains des Flandres le veulent comme peintre officiel. Ils lui laissent une grande liberté. Rubens, tout en peignant des portraits de la famille de ses souverains, peut d’un autre côté rencontrer de nouveaux clients et faire connaître ses talents auprès des familles les plus puissantes de l’Europe.

Sur ses œuvres, on peut clairement voir le savoir faire et le travail si méticuleux de l’artiste ! Ces souverains sont sublimés dans leur plus beaux apparats. On remarque tout de suite l’ombre de Caravage : ce rideau rouge, si théâtral… Ces modèles sont mis en scène. En même temps, ces tableaux sont vus de tous, il faut donc montrer la puissance de ces ducs et duchesses. Le détail des vêtements est aussi assez incroyable ! L’imprimé de l’armure, la dentelle des robes, les bijoux, les fraises… J’adore !

Il est maintenant temps d’aborder le sujet : Marie de Médicis ! Comme je le disais plus haut,  des années après la mort de son époux Henri IV, la souveraine souhaite que Rubens peigne une oeuvre à la gloire de leur vie passée ensemble. En 1621, elle « embauche » le peintre pour se créer son propre album de famille ! Son mari, ses enfants, les époux de ses enfants… Tout le monde y passe ! Marie de Médicis a des liens de parenté avec les plus grands familles souveraines d’Europe. C’est une longue collaboration qui commence entre ces deux personnes ! Rubens immortalise de nombreux instants de sa vie. De plus, maintenant que son mari est mort et qu’elle est devenu régente, elle doit prouver son statut de souveraine à l’Europe. Les portraits la mettront souvent en valeur, en reine forte et puissante. Les toiles la représentant sont d’ailleurs gigantesques ! (C’est pour cela que je n’ai pas de photos… Elles ne donnaient pas assez bien haha !). Rubens la peint tantôt comme souveraine tantôt comme reine rejetée et c’est d’ailleurs lui qui la recueillera et s’occupera d’elle lorsque tout le monde lui tournera le dos… Ce qui prouve leur lien très fort, leur amitié qui s’est tissée au fil des années…

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A quoi sert les portraits ? Grâce à de nombreux subterfuges et symboles, ils permettent de mettre en valeur une personnalité, à la magnifier. Ces princes et princesses deviennent des héros, des vaillants chevaliers ou femmes de très haute vertu. Sont-il vraiment représentatifs de la vérité ? A savoir que les portraits étaient souvent commandés pour offrir en cadeau ou bien pour les mariages arrangés. La vérité n’y est-elle pas en réalité masquée ? Les personnalités y sont lissées et les défauts gommés… Ces souverains se  montraient sous leur meilleur jour dans des scènes valorisantes. Ces tableaux ont en tout cas marqué l’histoire. Ils sont une preuve à travers le temps de faits historiques !

Ce qui est sûr, c’est que Rubens a su s’imposer et devenir un des meilleurs portraitistes de son temps ! Il a joué un rôle important dans l’histoire de ces têtes couronnés et aujourd’hui sans lui, qui se souviendrait d’elles ?

Pierre Paul Rubens débarque au Musée du Luxembourg

Petit article avant d’aller voir l’exposition qu’il y a actuellement au Musée du Luxembourg sur le peintre Pierre Paul Rubens intitulé « Portraits à la Cour ». Je me suis dis que ça pouvait être cool d’écrire un avant et un après ! Réfléchir à ce que je vais bien pouvoir voir lors de l’exposition, me poser des questions et voir si j’aurais les réponses en sortant du musée !

Après avoir vu les affiches de l’exposition dans le métro, je me suis dis qu’elle était faite pour moi ! Tous le « bling-bling » des oeuvres, les habits d’apparat etc, j’adore ça ! Je suis encore une nouvelle fois complètement à l’ouest puisque je confonds Pierre Paul Rubens avec François Boucher ! (Je parle un peu de lui ICI si vous voulez 😉 ). En regardant de plus prêt sur le net, je me rends compte de mon erreur et les souvenirs reviennent ! Rubens est ce qu’on considère comme un artiste baroque. Il peint des thèmes complètement différents allant de la scène de genre, aux histoires mythologiques, aux natures mortes ou encore aux portraits ! Et c’est là que ça devient intéressant ! Pour moi, le baroque, c’est de la surcharge, du mouvement, du bling-bling à l’état pur, une impression de puissance, de grandeur et ce mouvement là est clairement parfait pour un Prince qui voudrait se faire tirer le portrait ! Alors, quels vont être les procédés utilisés par Rubens pour créer ces portraits et satisfaire ces têtes couronnés ? Et à quoi serviront ces portraits ? Ces oeuvres ont très certainement même à son époque fait le tour de l’Europe, ne serait-ce que pour les mariages arrangés qui créaient des alliances.

Mais comment en est-il arrivé là !? Comment est-il devenu le portraitiste presque officiel de la cour ? C’est Marie de Médicis, en 1621, qui lui demande de faire des portraits d’elle et de son défunt époux Henri IV  pour immortaliser leur union. Sans doute le début d’une longue série de portraits… Ce rôle, le voulait-il vraiment ? Ou bien, était-il là malgré lui ? Quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

La suite, au prochain épisode avec des réponses à mes questions j’espère 😉